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PHYSIOLOGHZ
NORMALE
ET
PA_'l‘HOLOGIQUE DU GLOBULIN
erovaienl DELHI—11 et GOVAERTS (l,9l8 l)), fonction du pouvoir aggluti—
nant du sérum \‘is-à—ViS du Bataille. Le Staphylocoque doré, lui.
null<—unent ou très faiblement agglutiné par le sérum de Lapin, se liX€_
d’emblée sur les globulins. Pour BULL et Mc Kurz, l’accolement des
microbes entre eux constituerait donc le phénomène initial de l’élimination des germes agglutinables ; l’union des agglu'tinats micro—
biens aux amas de plaquettes serait, dans ce cas, secondaire. L’en‘1plfi—
quettement serait au contraire primitif, si le microbe injecté n’est
_
pas agglutiné par le sérum de l’animal en expérience.
Il découle de ces différentes observations que l’agglutination vraie
est parfaitement susceptible de se produire in vivo, dans les minutes,
les secondes même qui suivent l’injection de certains microbes. Elle
précéderait alors l’emplaquettement. On conçoit très bien qu’en pareil
cas, l’élimination des microbes puisse dépendre autant de leur agglu—
tina‘tion entre eux que de leur accolement aux globulins.
Selon toute Vraisemblance, l’élimination microbienne relève éga«
lement d’un autre facteur, qui, conditionne peut—être à lui seul, chez
l’animal « déplaquetté >>, la disparition des microbes non agglutinables.
N0us faisons allusion ici au pouvoir phagocytaire de certaines cellules
endothéliales du foie (cellules de KUPFER), de la rate et de la moelle
'
osseuse (système réticulo-endothélial d’Ascnorr, cf. OBERLING, 1924
et
SCHITTENHELM, 1925). L’aeeolement a ces éléments, des particules
étrangères et notamment des microbes, connu depuis longtemps, n’a
guère été analysé, jusqu’ici, par les physiologistes ou les patholo—
gistes (|). Toutefois, dans un travail relativement récent, l\fANWARING
et Con (1915) ont montré, chez le Lapin, qu’en l’absence de tout élément
figuré du sang, l’endothélium d’un foie perfusé au moyen de liquide
de RINGER chargé de Pneumocoques fixe très rapidement les germes,
si
ce
Viscère provient d’un animal préalablement inununisé contre
eux:
dans ce cas, il suffit de trois à quatre passages pour stériliser
le liquide de perfusion. Par contre, on n’observe pas de diminution
du nombre des microbes, même après une dizaine de circulations, si
le foie appartient a un animal neuf. Le foie d’un Lapin neuf retiendra
pourtant les Pneumocoques avec autant d’énergie que celui d’un
Lapin immunisé, si l’on ajoute au liquide de RiNGER du sérum d’ani— —
mal vacciné, même a une dose inférieure au centième de la dose
agglutinante. C’est grâce, peut—ètre, a cette énergique phagocytosc
hépatique que des doses de charbon mortelles en 37 à 40 heures par
injection. aortique ou périphérique (jusque tif». fois la dose léthale)
laissent survivre l’animal, lorsqu’elles sont introduites dans le sys—
Signalons, parmi les derniers travaux consacrés à cette qw-slion et particulièrement inté—
’
ressants a consulter, ceux d’Oi-1LLEn (1922 a et
de DOMAGH (…?—G), d’OERSKOW (1925).
PHYSIOLOGHZ
NORMALE
ET
PA_'l‘HOLOGIQUE DU GLOBULIN
erovaienl DELHI—11 et GOVAERTS (l,9l8 l)), fonction du pouvoir aggluti—
nant du sérum \‘is-à—ViS du Bataille. Le Staphylocoque doré, lui.
null<—unent ou très faiblement agglutiné par le sérum de Lapin, se liX€_
d’emblée sur les globulins. Pour BULL et Mc Kurz, l’accolement des
microbes entre eux constituerait donc le phénomène initial de l’élimination des germes agglutinables ; l’union des agglu'tinats micro—
biens aux amas de plaquettes serait, dans ce cas, secondaire. L’en‘1plfi—
quettement serait au contraire primitif, si le microbe injecté n’est
_
pas agglutiné par le sérum de l’animal en expérience.
Il découle de ces différentes observations que l’agglutination vraie
est parfaitement susceptible de se produire in vivo, dans les minutes,
les secondes même qui suivent l’injection de certains microbes. Elle
précéderait alors l’emplaquettement. On conçoit très bien qu’en pareil
cas, l’élimination des microbes puisse dépendre autant de leur agglu—
tina‘tion entre eux que de leur accolement aux globulins.
Selon toute Vraisemblance, l’élimination microbienne relève éga«
lement d’un autre facteur, qui, conditionne peut—être à lui seul, chez
l’animal « déplaquetté >>, la disparition des microbes non agglutinables.
N0us faisons allusion ici au pouvoir phagocytaire de certaines cellules
endothéliales du foie (cellules de KUPFER), de la rate et de la moelle
'
osseuse (système réticulo-endothélial d’Ascnorr, cf. OBERLING, 1924
et
SCHITTENHELM, 1925). L’aeeolement a ces éléments, des particules
étrangères et notamment des microbes, connu depuis longtemps, n’a
guère été analysé, jusqu’ici, par les physiologistes ou les patholo—
gistes (|). Toutefois, dans un travail relativement récent, l\fANWARING
et Con (1915) ont montré, chez le Lapin, qu’en l’absence de tout élément
figuré du sang, l’endothélium d’un foie perfusé au moyen de liquide
de RINGER chargé de Pneumocoques fixe très rapidement les germes,
si
ce
Viscère provient d’un animal préalablement inununisé contre
eux:
dans ce cas, il suffit de trois à quatre passages pour stériliser
le liquide de perfusion. Par contre, on n’observe pas de diminution
du nombre des microbes, même après une dizaine de circulations, si
le foie appartient a un animal neuf. Le foie d’un Lapin neuf retiendra
pourtant les Pneumocoques avec autant d’énergie que celui d’un
Lapin immunisé, si l’on ajoute au liquide de RiNGER du sérum d’ani— —
mal vacciné, même a une dose inférieure au centième de la dose
agglutinante. C’est grâce, peut—ètre, a cette énergique phagocytosc
hépatique que des doses de charbon mortelles en 37 à 40 heures par
injection. aortique ou périphérique (jusque tif». fois la dose léthale)
laissent survivre l’animal, lorsqu’elles sont introduites dans le sys—
Signalons, parmi les derniers travaux consacrés à cette qw-slion et particulièrement inté—
’
ressants a consulter, ceux d’Oi-1LLEn (1922 a et
de DOMAGH (…?—G), d’OERSKOW (1925).
