ÛËGANl5ÀTIÛN FONDÀMËNTÀLÊ
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guère se échir que ventralement, soit en boule,
sont courts, soit en spirale,
sont allongés: dans ce cas, les tergites du tronc se sont soudés deux à
deux, et les sclérites doubles chevauchent d’avant en arrière Chez les autres,
le corps est devenu au contraire plus souple, susceptible de se ployer latéraw
lement et dorsalement et même dbnduler; ce résultat a été obtenu par un
perfectionnement des articulations des anneaux, comme pour celles des vertè.
bres des Serpents : ou goienles articulations consistent en segments plus courts,
alternant avec les autres; ou bien elles sont constituées par
des sclérites
supplémentaires qui se sont formés entre les tergites et les sternites normaux,'
des prétergites et des prësternites plus courts, cru-devant des métatergites et
des métasternites ordinaires.
.
Chez tous les Myriapozles de la nature actuelle, et meme déja chez les
.
fossiles du Houiller, les yeux latéraux ont subi une transformation analogue,
mais non identique, à celle que montrent les yeux latéraux des Âracl1nides,
comme
aussi ceux des insectes
jamais eu d’ailes {saut des plus primitifs
eux,
les lVlacl1iloïdes), et des larves des insectes à métamorphoses
complètes: ils sont décomposés en stemmar‘es à cristallin sans facettes, et ils
plus de cônes cristallins; ils ressemblent surtout aux sternmates des
insectes; cette modication d’un œil pélagique en oeil bentirique est en rap—
port avec
terrestre et
Aucun des Myriapodes connus, vivants ou fossiles, 1fa conservé les yeux
médians ; la disparition de ces organes, adaptés à la perception de la verticale,
est à mettre en parallèle avec leur disparition chez les insectes qui ne volent
pas ou qui volent peu. Par contre, les Myriapodes ont conservé un organe
frontal que l°on a -l10mologué à l’organe trontal oltactil du Lirnule et des
Crustacés, et une paire
dits de Tômôst)ory, qui sont peut—être
homologues aux yeux ventraux de la larve du Limule et aux organes frontaux
latéraux des Entomostracés; ces organes, que Ïon retrouve chez des însectes
intérieurs (Collemboles), sont situés derrière les, antennes et se présentent sous
la forme d’une petite cavité sensorielle ouverte. lls existent chez les lVÊyria— -
postes pourvus d’yeux et chez les tonnes aveugles qui progressent
manière rectiligne, mais ils ont disparu chez les types, aveugles ou non, qui
-
en
serpentant dans tous les sens: ce sont probablement des organes
de direction percevant les vibrations de l’air.
Les Myriapodes ont les mâchoires plus ou moins réunies sur la ligne
médiane. A ces mâchoires correspond une paire de glandes salivaires, probablement ectodermiques, et ayant peut-être la valeur morphologique du
cœlomodéum de l'organe segmentair£e du 5° segment céphalique. ll n’y a pas
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