VIE SAPBOPHYTIQUE ET RÔLE PATHOGÈNE DES BACTÉRIES.
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avec
d’autres, favoriser le pouvoir int‘ectant de ces dernières.
En regard de ces bactéries saprophytes, se trouventles bactéries
capables d’infecter les organismes vivants qu’elles ont envahis, où
elles pullulent, se développentet y produisent des désordres carac—
téristiques de l’infection et des taxi—infections. Ce sont les bactéries
pathogènes.
De ces dernières il est plusieurs catégories : les unes semblent
ne
pouvoir vivre que dans les organismes vivants. Tombées d’un
organisme vivant dans les milieux extérieurs, elles y restent à l’état
de latence pendant un certain temps, puis succombent si elles n’ont
pas l’occasion de pénétrer à nouveau chez un hôte où elles puis—
_
sent reprendreleur vie active. Ce sont des parasites obligés. D’autres,
\
au contraire, vivent de la vie saprophytique en dehors de l’être
vivant, dans le sol, les eaux, où elles peuvent se multiplier, se
diviser ou prendre une forme de résistance qui leur permet d’attendre souvent des mois et des années l’occasion favorable à une nou‘
velle vie infectante. Ce sont les parasites facultatifs.
Ces derniers exemples montrent qu’un seul et même microbe
peut, à l’occasion, se comporter en saprophyte ou en pathogène. Il
est vraisemblable d’ailleurs que certains saprophytes se transforment
en pathogènes; n’admet-on pas aujourd’hui que beaucoup de patho—
gènes ont été élevés à cette dignité, de saprophytes qu’ils étaient
primitivement, par adaptations successives aux milieux vivants
dans lesquels ils ont été appelés à pénétrer progressivement? D’ailleurs.
H.
Vincent a, par des
moyens spéciaux, pu conférer le
pouvoir pathogène à des bactéries sapr0phytes, le Bacillus subtilis,
le B. mesentericus vulgatus.
’
Les bactéries pathogènes engendrent donc l’infection; mais pour
celle—ci puisse se produire, diverses conditions relevant du
microbe et de l’organisme qui l’héberge doivent être réalisées.
Conditions retevantdu microbe. — La virulence des germes
est un facteur de haute importance. Elle peut être dénie : « L’aptitude des microbes à se développer dans le corps des animaux et a
y sécréter des substances toxiques» (Roux). C’est l’un des éléments
essentiels qui sont de nature à assurer le triomphe d’un germe
vis-à—vis de l’organisme qu’il a envahi. Mais cette virulence est
extrêmement variable d’un m'7crobe à l’autre, et même pour plu—
sieurs échantillons d’un seul et même mer-.be; elle est, en ell’eî,
subordonnée à de multiples conditions et a des inuences physicochimiq les, très variables elles aussi.
Pour telle bactérie, la virulence est telle qu’elle peut tuer à des
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avec
d’autres, favoriser le pouvoir int‘ectant de ces dernières.
En regard de ces bactéries saprophytes, se trouventles bactéries
capables d’infecter les organismes vivants qu’elles ont envahis, où
elles pullulent, se développentet y produisent des désordres carac—
téristiques de l’infection et des taxi—infections. Ce sont les bactéries
pathogènes.
De ces dernières il est plusieurs catégories : les unes semblent
ne
pouvoir vivre que dans les organismes vivants. Tombées d’un
organisme vivant dans les milieux extérieurs, elles y restent à l’état
de latence pendant un certain temps, puis succombent si elles n’ont
pas l’occasion de pénétrer à nouveau chez un hôte où elles puis—
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sent reprendreleur vie active. Ce sont des parasites obligés. D’autres,
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au contraire, vivent de la vie saprophytique en dehors de l’être
vivant, dans le sol, les eaux, où elles peuvent se multiplier, se
diviser ou prendre une forme de résistance qui leur permet d’attendre souvent des mois et des années l’occasion favorable à une nou‘
velle vie infectante. Ce sont les parasites facultatifs.
Ces derniers exemples montrent qu’un seul et même microbe
peut, à l’occasion, se comporter en saprophyte ou en pathogène. Il
est vraisemblable d’ailleurs que certains saprophytes se transforment
en pathogènes; n’admet-on pas aujourd’hui que beaucoup de patho—
gènes ont été élevés à cette dignité, de saprophytes qu’ils étaient
primitivement, par adaptations successives aux milieux vivants
dans lesquels ils ont été appelés à pénétrer progressivement? D’ailleurs.
H.
Vincent a, par des
moyens spéciaux, pu conférer le
pouvoir pathogène à des bactéries sapr0phytes, le Bacillus subtilis,
le B. mesentericus vulgatus.
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Les bactéries pathogènes engendrent donc l’infection; mais pour
celle—ci puisse se produire, diverses conditions relevant du
microbe et de l’organisme qui l’héberge doivent être réalisées.
Conditions retevantdu microbe. — La virulence des germes
est un facteur de haute importance. Elle peut être dénie : « L’aptitude des microbes à se développer dans le corps des animaux et a
y sécréter des substances toxiques» (Roux). C’est l’un des éléments
essentiels qui sont de nature à assurer le triomphe d’un germe
vis-à—vis de l’organisme qu’il a envahi. Mais cette virulence est
extrêmement variable d’un m'7crobe à l’autre, et même pour plu—
sieurs échantillons d’un seul et même mer-.be; elle est, en ell’eî,
subordonnée à de multiples conditions et a des inuences physicochimiq les, très variables elles aussi.
Pour telle bactérie, la virulence est telle qu’elle peut tuer à des
