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M ÉNlNGOCOQUE.
rachidien, sang, etc.) restent négatives (l). ll convient alors de
recourir à des méthodes indirectes qui pourront assez souvent don—
ner la clef du problème.
Procédés indirects.
Plusieurs procédés permettent, quand le Méningocoque n’a pu
être isolé, de s’assurer indirectement de la présence de ce dernier,
‘
et même parfois du type auquel il appartient.
.
Analyse chimique. —— L’analyse chimique du liquide céphalo—
rachidien fournit des éléments différentiels d’une certaine impor—
tance avant que le germe ait été décelé, et a plus forte raison quand
,
il n’a pu l’être.
Rappelons que, dans la méningite méningococcique, l’albuminorachie est généralement supérieure à trois grammes par litre, la
glycorachie inférieure à Ogr,40 ou 09,50, le taux des chlorures est
abaissé(6ëÏ,äOà7grammes), celui des cendres supérieur as grammes;
’
dans la méningite tuberculeuse la formule est différente: si l’on
constate de l’hypoglycorachie, le taux de l’albumine est inférieur
à 3 grammes; celui des chlorures: 6 grammes en moyenne; celui
des cendres est inférieur à 8 grammes.
_
.
Ce procédé permet en outre, en montrant les variations de l’albumine et du sucre, de suivre l’évolution de‘ l’infection méning‘ée.
Malheureusement il ne peut apporter de diñ‘érenciation avec les
méningites aiguës stréptococciques, pneumococciques, etc., ni permettre de déterminer le type de Méningocoque en cause.
Précipito-réaction. — D’après H. Vincent et Bellot, cette
réaction rend de grands services:
Soumettre le liquide eéphalo-rachidien a une centrifugation prolongée;
le liquide décanté est versé dans un tube stérile; & L gouttes on ajoute
I a Ill gouttes de sérum antiméningococcique non c/zau‘é; le tube est
hermétiquement bouché au liège ou au caoutchouc ; on prépare de même
un tube de contrôle avec du liquide céphalo-rachidien seul. Le tout est
mis a l’étuve à. 37° ou de préférence 3 55°. Au bout de quinze à seize heures,
le tube contenant l’antisérum devient opalescent si le Méningocoque est
en cause; le tube témoin reste clair et limpide.
Pour déterminer le type de Méningocoque, il convient d’effectuer
cette réaction avec les sérums anti-A, B et G, versés dans troistubes
différents contenant chacun le liquide céphalo-rachidien àexperti(l) Il est de notion courante, et avérée, que les ensemencements tardifs restent très
souvent négatifs, d'où cette règle de prati.1uer les examens pour ainsi dire au lit du
malade.
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