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PHYSIOLOGÏE DES MICROBES.
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bandes d’absorption de la chlorophylle, c’est—à—dire où l’acide carbo—
nique est décomposé et l’oxygène dégagé.
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Anaérohies. — Les anaérobies sont des germes qui ne peuvent
vivre en présence d‘oxygène libre. Telle est la dénition de Pasteur
à la suite de ses observations sur le Vibrion butyrique, agent de la
fermentation _butyrique.
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Si, dans le milieu où se développe le Vibrion butyrique,‘ on fait
passer un courant d’acide carbonique, ce germe n’en subit aucun
dommage ; si, par contre, on y fait passer un courant d’air atmosphérique pendant une ou deux heures, les ferments succombent, et
la fermentation butyrique s’arrête.
D’ailleurs, contrairement à ce que l’expérience a montré pour
les aérobies, les anaérobies fuient le voisinage de l’air et des bulles
d’air contenues dans les préparations; ils perdent leur mobilité,
tombent en vie latente ou succomber;t.
Il est néanmoins possible de cultiver ces anaérobies dans un
milieu ordinaire où des aérobies, comme le B. subtilis, forment un
voile à la surface. Ce dernier germe absorbe pour lui seul tout l’oxy—
gène du milieu, qui ne gêne plus le développement de l’anaérobie.
C’est ce qu’a réalisé Vaillard pour la culture du bacille tétanique.
Contrairement aux cellules végétatives des anaérobies, les spores
de ces derniers supportent impunément le contact prolongé de
l’oxygène libre. Mais, transportées dans un milieu où elles peuvent
germer,
la germination ne s’opère que dans un milieu privé
d’oxygène.
Les anaérobies, qui ne peuvent vivre en présence d’oxygène
libre, utilisent cependant l’oxygène existant à ’état de combinaison
dans les matières alimentaires du milieu où ils sont placés.
Anaérobies facultatifs. — Entre les anaérobies stricts, ne
tolérant pour pouvoir vivre et pulluler aucune trace d’oxygène,
et les aér0bies qui exigent, au contraire, la présence d’oxygène,
il y a place pour toute une catégorie de germes qui se développent
fort bien dans les milieux aérés, mais peuvent, bien que pullulant
plus faiblement, se passer d’oxygène. Ce sont les anaérobies facul—
tatifs. Le bacille typhique, le colibacille sont du nombre.
En réalité, ces anaérobies facultatifs constituent les intermédiaires entre les aérobies et les anaérobies stricts, chaque espèce
ayant besoin d’oxygène qu’elle prend sous une forme ou une
autre. D’ailleurs, on peut acclimater lentement et progressivement
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tous ces germes à une vie différente, à cet égard, de celle qui leur
est coutumière et normale. En effet, Rosenthal a pu habituer
petit à petit les anaérobies stricts à vivre au contact de l’oxygène;
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