2. Processus physiques a l'echelle des bassins versants
69
Etat initial
Sol structure
Permeabilite 30 a60 rnrnrh
Phase 1
Fragmentation et fermeture
de la surface
Permeabilite de 2 a 6 mrnjh
Phase 2
Sedimentation des argi les
dans les f laques
Permeabilite < 1 mm/h
F IGURE 2.14 - Les stades de degradation des sols superficiels limon eux du pays
de Caux (d 'apres Boiffin [56], photos Soltner [368]).
La battan ce est une propriet e souvent associee aux sols limon eux sous nos
clima ts , meme si t ous les ty pes de sols y sont sensibles. « Lorsqu 'ils manquent
d 'argile, d 'hurnus et de calcium, les lirnons sont bat t an ts » [368]. La bat t an ce
concerne essent iellement les sols non couverts de vegetation, directement exposes it l'impact des gou t tes de plui e : sols agr icoles travailles, sols des regions
arides et serni-arides , chernins de t erre. La veget ation bri se l'energie cinetique
de la plui e et les racines des veget au x stabilisent le sol supe rficiel. D'au tre par t ,
excepte le cas des sols peu cohesifs comme les limons du pays de Ca ux , l'energie
necessaire a la dest ru cturation des sols est elevee. Les int ensites rnoyenn es des
plu ies generatrices de mod ificatio ns sensibles de l' et at de surface des sols, de 30
a 40 mm /h pendant une heur e, correspondent a des plui es de period e de retour
annuelle en milieu medi terranean et decenn ale en milieu te mpore (chapi t re 4) .
La bat t anc e peut don e jouer un role import an t dan s la form at ion des crues
rnaj eures de bassins versants agricoles ou sous des clirnat s arides et serni-arides.
La plupar t des modeles hydrologiques, y cornpris ceux qui ont et e developpes
specifiquement pour les ba ssins serni-arides ne la prenn ent pourtant pas expliciternent en compte. A plu s peti te echelle, l' exist ence de micro-flaqu es peu
perrneabl es peu t engendrer du rui ssellement en surface qui se propagera sur
de courtes dist an ces jusqu 'a ce qu 'un rnacropore perrnet t e son infilt ra tion. Les
etats de sur face peuvent don e et re it l'origine d 'une concent ration des ecoulement s en surface et de leur infiltration par la macroporosit e des formations
superficie lles, favorisan t ainsi leur infiltrat ion ra pide en profond eur.
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Etat initial
Sol structure
Permeabilite 30 a60 rnrnrh
Phase 1
Fragmentation et fermeture
de la surface
Permeabilite de 2 a 6 mrnjh
Phase 2
Sedimentation des argi les
dans les f laques
Permeabilite < 1 mm/h
F IGURE 2.14 - Les stades de degradation des sols superficiels limon eux du pays
de Caux (d 'apres Boiffin [56], photos Soltner [368]).
La battan ce est une propriet e souvent associee aux sols limon eux sous nos
clima ts , meme si t ous les ty pes de sols y sont sensibles. « Lorsqu 'ils manquent
d 'argile, d 'hurnus et de calcium, les lirnons sont bat t an ts » [368]. La bat t an ce
concerne essent iellement les sols non couverts de vegetation, directement exposes it l'impact des gou t tes de plui e : sols agr icoles travailles, sols des regions
arides et serni-arides , chernins de t erre. La veget ation bri se l'energie cinetique
de la plui e et les racines des veget au x stabilisent le sol supe rficiel. D'au tre par t ,
excepte le cas des sols peu cohesifs comme les limons du pays de Ca ux , l'energie
necessaire a la dest ru cturation des sols est elevee. Les int ensites rnoyenn es des
plu ies generatrices de mod ificatio ns sensibles de l' et at de surface des sols, de 30
a 40 mm /h pendant une heur e, correspondent a des plui es de period e de retour
annuelle en milieu medi terranean et decenn ale en milieu te mpore (chapi t re 4) .
La bat t anc e peut don e jouer un role import an t dan s la form at ion des crues
rnaj eures de bassins versants agricoles ou sous des clirnat s arides et serni-arides.
La plupar t des modeles hydrologiques, y cornpris ceux qui ont et e developpes
specifiquement pour les ba ssins serni-arides ne la prenn ent pourtant pas expliciternent en compte. A plu s peti te echelle, l' exist ence de micro-flaqu es peu
perrneabl es peu t engendrer du rui ssellement en surface qui se propagera sur
de courtes dist an ces jusqu 'a ce qu 'un rnacropore perrnet t e son infilt ra tion. Les
etats de sur face peuvent don e et re it l'origine d 'une concent ration des ecoulement s en surface et de leur infiltration par la macroporosit e des formations
superficie lles, favorisan t ainsi leur infiltrat ion ra pide en profond eur.
