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Hydrologie quantit ati ve
participe it cet te heterogeneit e mais ne cons ti tue pas un e explication suffisante,
en par ti culier des ecoulements rapides lors des crues.
2.1.4 Heterogeneite et complexite du milieu
Lorsqu 'on parle de processus de form ation des ecoulernents, et re t rop simple
c' est etre franchement faux . Un bassin versant est un dom ain e don t les extensions en surface et en profondeur sont tres differen tes : quelqu es centaines de
metres compares a des dizain es, voire des cent aines de kilom et res. Certains processus (p ercolat ion , succion) sont essentiellement ver ticaux , mais concerne nt de
relati vement faibles dist an ces ; les autres mouvements sont essent iellement subhori zontau x (nappes et rivieres) , t out en rest ant physiquement domines par la
gravite . Ceci marquera fortement les types de represent ations qui pourront en
etre faits .
Les par cours possibles de I'eau sont multiples et « les ecoulements sont generes Ie plu s souvent par plu sieurs processus sirnultanement ou successivement,
dans des combinaisons vari ables dan s Ie te mps et dan s I'espace » [91 . Les singularites de la topographie, mai s au ssi et peu t-et re surtout du sol (macroporosit e
par exemple) ou du sous-sol (fra ctures, vari abili t e des profondeurs du substrat um, successions lithostratigraphiques) OU se concent rent les ecoulements,
condit ionnent fortement les temps de parcours de I'eau et done les cinetiques de
reponse des bassin s versants au forcage plu viom etrique, L'e au empru nte souvent des chemins de t raverse qu e les donnees et les sondages pedolo giques et
geologiques perm et tent difficilement de detecter .
Du fait de I'import an ce des heterogeneites et des singula rite s, la comprehension des mecani srnes element aires d 'ecoulement (rui ssellement et ecoul ement dan s les milieux poreux) est certes un pr e-requis essent iel, mais n'assure
pas un e mait rise de I'organisation des ecoulernents a l'echelle du bassin versant.
La difficulte ne reside finalement pas en hydrologie dans la represent ation
des processus elernent aires (circulation de I'eau dan s un milieu poreux, rui ssellement de surface ) mais dan s la compre hension de leurs int eractions et de leur
org ani sation dans I'esp ace et dan s Ie t emps. L'heterogeneite est cependant compensee par les effets d 'echelle, d 'esp ace et de t emps, int egr ateurs par rapport
aux ph enomenes element aires : plu s Ie bassin est grand , plu s les ph enomenes
individuels et locaux y sont moyennes. Cet effet d 'in tegra tion spatio-tempore lle
« sauve » I'h ydrologue du ver tige impuissan t dans lequ elles cornplexites et heterogeneites omnipresentes pourr aient Ie plonger. II explique pourquoi la modelisation hydrologique a eu generalement recours it des representations glob ales
et systemiques de la reponse pluie-ecoulement , plutot qu 'a la recomposition par
aggregation d 'ent it es hydrologiqu es element aire s sur lesqu elles seraient modelises « finement » les processus elementaires (chapi t re 6). Les capacites predictives sont a la mesure, modest es mais souvent suffisantes, de cet t e cap acit e de
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