11. Gestion des reserves hydrauliques
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cense incarner dans Ie tour de table, ces outils sont au contraire un moyen de
construire collectivement une vision des « utilites partagees » 19.
11.7 Conclusion
Pour batir une gestion equilibree et performante de la ressource en eau, a
court terme comme a long terme, quatre mots des s'imposent :
• Quantifier tous les enjeux : s'il s'agit de couts financiers, ou exprimes par une variable facilement controlable, tant mieux. Sinon exprimer
des niveaux de satisfaction constitue une information precieuse pour Ie
gestionnaire. Si une fonction d'utilite n'apparait pas, la remplacer par
des contraintes, ou des indicateurs de performance de la gestion que l'on
controlera a posteriori. Et ceci quels que soient les usages : ils sont rarement inquantifiables. Des usages reputes aussi difficiles que les usages
recreatifs peuvent etre quantifies. De meme les enjeux environnementaux.
• Quantifier les aUms : ils ont un impact determinant sur la performance d'une gestion. Qu'on procede par analyse de sensibilite ou qu'on
les integre dans l'optimisation de la gestion, il est indispensable de les
prendre en compte. L'ideal est de pouvoir faire des previsions (hydrologie, demande... ) et, a defaut, d'evaluer leurs caracteristiques statistiques
principales meme de fa<;on tres approximative (moments). La aussi, tous
les aleas sont importants : hydrologiques bien sur, mais aussi ceux qui
touchent aux fonctions de couts et donc aux enjeux.
• Simuler : c'est Ie moyen Ie plus simple que l'on ait trouve pour rendre
compte de la complexite du contexte, des aleas mal connus, des enjeux
plus ou moins bien exprimes. De plus les resultats de simulations sont de
bons support a l'explication et a la discussion.
• Optimiser : pas d'outils inutilement sophistiques. La programmation
dynamique en avenir certain, utilisee a bon escient dans une procedure
de simulation qui rendra compte des aleas, suffit. Et quand cela n'est pas
possible, des analyses de sensibilite s'appuyant egalement sur des simulations permettent de renvoyer des elements d'aide a la decision, souvent
economiques mais pas necessairement et constituent la position de repli
la plus precieuse.
Ce chapitre s'est davantage attarde sur les deux derniers points: les methodes sont en effet nombreuses pour simuler et optimiser, en particulier les
methodes utilisant des scenarios. Quant aux deux premiers points (evaluer
les enjeux et les aleas), a part les aleas hydrologiques, ils sont probablement
19. L'annexe 11.7 montre qu'avec ces outils, les acteurs, s'ils en ont la volonte, peuvent,
non seulement partager, mais apprendre ensemble it mieux affronter les crises.
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cense incarner dans Ie tour de table, ces outils sont au contraire un moyen de
construire collectivement une vision des « utilites partagees » 19.
11.7 Conclusion
Pour batir une gestion equilibree et performante de la ressource en eau, a
court terme comme a long terme, quatre mots des s'imposent :
• Quantifier tous les enjeux : s'il s'agit de couts financiers, ou exprimes par une variable facilement controlable, tant mieux. Sinon exprimer
des niveaux de satisfaction constitue une information precieuse pour Ie
gestionnaire. Si une fonction d'utilite n'apparait pas, la remplacer par
des contraintes, ou des indicateurs de performance de la gestion que l'on
controlera a posteriori. Et ceci quels que soient les usages : ils sont rarement inquantifiables. Des usages reputes aussi difficiles que les usages
recreatifs peuvent etre quantifies. De meme les enjeux environnementaux.
• Quantifier les aUms : ils ont un impact determinant sur la performance d'une gestion. Qu'on procede par analyse de sensibilite ou qu'on
les integre dans l'optimisation de la gestion, il est indispensable de les
prendre en compte. L'ideal est de pouvoir faire des previsions (hydrologie, demande... ) et, a defaut, d'evaluer leurs caracteristiques statistiques
principales meme de fa<;on tres approximative (moments). La aussi, tous
les aleas sont importants : hydrologiques bien sur, mais aussi ceux qui
touchent aux fonctions de couts et donc aux enjeux.
• Simuler : c'est Ie moyen Ie plus simple que l'on ait trouve pour rendre
compte de la complexite du contexte, des aleas mal connus, des enjeux
plus ou moins bien exprimes. De plus les resultats de simulations sont de
bons support a l'explication et a la discussion.
• Optimiser : pas d'outils inutilement sophistiques. La programmation
dynamique en avenir certain, utilisee a bon escient dans une procedure
de simulation qui rendra compte des aleas, suffit. Et quand cela n'est pas
possible, des analyses de sensibilite s'appuyant egalement sur des simulations permettent de renvoyer des elements d'aide a la decision, souvent
economiques mais pas necessairement et constituent la position de repli
la plus precieuse.
Ce chapitre s'est davantage attarde sur les deux derniers points: les methodes sont en effet nombreuses pour simuler et optimiser, en particulier les
methodes utilisant des scenarios. Quant aux deux premiers points (evaluer
les enjeux et les aleas), a part les aleas hydrologiques, ils sont probablement
19. L'annexe 11.7 montre qu'avec ces outils, les acteurs, s'ils en ont la volonte, peuvent,
non seulement partager, mais apprendre ensemble it mieux affronter les crises.
