11. Gestion des reserves hydrauliques
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la coherence transversale, par contre elles ne pretendent pas fournir une reponse optimale a chaque cas. Pour aller vers une vision globale des enjeux et
une meilleure optimisation des arbitrages de la puissance publique appliquee a
chaque cas, la dimension economique devient rapidement incontournable.
11.6.4 La dimension economique des services environnementaux
L'approche economique des questions d'environnement est un tres long debat, qui depasse Ie cadre de cet ouvrage. On se reportera tres utilement, si
l'on veut en avoir une vision aussi claire que possible, a l'excellent ouvrage du
Conseil d'analyse economique : «Approche economique de la biodiversite et
des services lies aux ecosystemes» couramment appele «rapport Chevassusau-Louis» [18].
Lorsque l'on parle de monetarisation des enjeux environnementaux, il ne
s'agit pas seulement de s'interesser aux fonctions de ces ecosystemes et leur
« bon fonctionnement» (logique a ce stade de la directive cadre sur l'eau),
mais il convient de distinguer les «services ecosystemiques » ou « services ecologiques» que ce fonctionnement permet, approche vulgarisee par Ie Millennium Ecosystem Assessment (MEA : evaluation des ecosystemes pour Ie millenaire) de 2005 [386]. Les services ecosystemiques resultent des interactions
entre organismes qui far;onnent les milieux et leur fonctionnement au sein des
ecosystemes. La purification de l'eau par Ie milieu resulte non d'organismes,
mais d'interactions. A chaque ecosysteme correspondent des fonctions et des
services differents dependant de son etat mais egalement de l'usage qui en est
fait. La societe ajuste son usage a l'etat du systeme tout en exerr;ant sur lui des
pressions : cet ensemble dynamique est parfois qualifie de socio-ecosystemes.
Le MEA detaille trois grands groupes de tels services [18] :
• les« services d'approvisionnement » (ou de prelevement), qui conduisent a des biens «appropriables» (aliments, materiaux et fibres, eau
douce, bioenergies), que ces biens soient autoconsommes, troques ou mis
en marche;
• les« services de regulation», c'est-a-dire la capacite a moduler dans
un sens favorable a l'homme des phenomenes comme Ie climat, l'occurrence et l'ampleur des maladies (humaines mais aussi animales et vegetales) ou differents aspects du cycle de l'eau (crues, etiages, qualite
physico-chimique), ou a proteger d'evenements catastrophiques (cyclones,
tsunamis, pluies diluviennes) ; contrairement aux services d'approvisionnement, ces services de regulation sont generalement non appropriables
et ont plutOt un statut de biens publics;
• des «services culturels », a savoir l'utilisation des ecosystemes a des
fins recreatives, esthetiques et spirituelles (par exemple la nature comme
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