11. Gestion des reserves hydrauliques
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nombreuses, les phenomenes complexes et donc qu'elles sont difficiles a maitriser et que la ressource n'est pas toujours renouvelable.
On cite bien souvent les exemples de surexploitations aveugles de ces ressources souterraines. Inversement, il existe des exemples de preservation et de
gestion de nappes qui auraient pu etre mises en difficulte comme l' Albien du
Bassin parisien. Les methodes d'optimisation ne se distinguent pas fondamentalement de celles citees pour les reserves hydrauliques bien que l'usage en soit
moins generalise. Nous avons essaye ici de revenir sur les particularites de ces
reserves moins visibles et moins faciles a mesurer que les reserves superficielles.
11.5.4.1 Savoir evaluer la ressource
Vne difficulte particuliere affecte les evaluations respectives et distinctes
de ressources renouvelables exploitabies en eau superficielle et en eau souterraine qui sont interdependantes. Aux criteres d'exploitabilite internes, propres
aux exploitants respectifs de chaque sous-systeme de ressource, s'ajoutent des
contraintes reciproques :
• l'exploitabilite des eaux souterraines peut etre limitee par la conservation
d'ecoulements de surface tributaire, y compris de sources, notamment de
bas debits (debits « reserves» ou «minimaux acceptables ») ;
• l'exploitabilite des eaux superficielles notamment par regularisation peut
etre limitee dans les cas OU un des ecoulements irreguliers (crue) participe
a l'alimentation de nappes souterraines subordonnees et exploitees que
l'on veut conserver (ce cas n'est pas rare en zone semi-aride).
En somme, comme Ie dit tresjustement J. Margat : «L'exploitation d'une
ressource peut en gacher une autre. »
L'evaluation de la ressource en eau souterraine exploitable ne consiste pas
seulement a exc1ure les flux « inexploitables » du point de vue des utilisateurs
(difficulte d'acces et de productivite, couts excessifs, defauts de qualite, etc.)
ou du fait de contraintes externes (conservation de debit sortant ou de stabilite
du sol en cas de risque de subsidence). Elle presente un aspect specifique lie
a la double fonction conductrice et capacitive des aquiferes, qui offre la possibilite pratique de prelever plus ou moins temporairement des volumes d'eau
superieurs a ceux des apports naturels. Cette capacite regulatrice naturelle des
aquiferes est d'ailleurs bien un avantage essentiel que l'evaluation doit prendre
en compte puisqu'elle permet (sans amenagement ad hoc, a la difference de la
mobilisation des eaux de surface irregulieres) une certaine liberte du regime
d'exploitation; mais, en contrepartie, elle rend les aquiferes, surtout lorsque
leurs productivites sont elevees, vulnerables au risque de «surexploitation»,
au sens de desequilibre persistant.
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nombreuses, les phenomenes complexes et donc qu'elles sont difficiles a maitriser et que la ressource n'est pas toujours renouvelable.
On cite bien souvent les exemples de surexploitations aveugles de ces ressources souterraines. Inversement, il existe des exemples de preservation et de
gestion de nappes qui auraient pu etre mises en difficulte comme l' Albien du
Bassin parisien. Les methodes d'optimisation ne se distinguent pas fondamentalement de celles citees pour les reserves hydrauliques bien que l'usage en soit
moins generalise. Nous avons essaye ici de revenir sur les particularites de ces
reserves moins visibles et moins faciles a mesurer que les reserves superficielles.
11.5.4.1 Savoir evaluer la ressource
Vne difficulte particuliere affecte les evaluations respectives et distinctes
de ressources renouvelables exploitabies en eau superficielle et en eau souterraine qui sont interdependantes. Aux criteres d'exploitabilite internes, propres
aux exploitants respectifs de chaque sous-systeme de ressource, s'ajoutent des
contraintes reciproques :
• l'exploitabilite des eaux souterraines peut etre limitee par la conservation
d'ecoulements de surface tributaire, y compris de sources, notamment de
bas debits (debits « reserves» ou «minimaux acceptables ») ;
• l'exploitabilite des eaux superficielles notamment par regularisation peut
etre limitee dans les cas OU un des ecoulements irreguliers (crue) participe
a l'alimentation de nappes souterraines subordonnees et exploitees que
l'on veut conserver (ce cas n'est pas rare en zone semi-aride).
En somme, comme Ie dit tresjustement J. Margat : «L'exploitation d'une
ressource peut en gacher une autre. »
L'evaluation de la ressource en eau souterraine exploitable ne consiste pas
seulement a exc1ure les flux « inexploitables » du point de vue des utilisateurs
(difficulte d'acces et de productivite, couts excessifs, defauts de qualite, etc.)
ou du fait de contraintes externes (conservation de debit sortant ou de stabilite
du sol en cas de risque de subsidence). Elle presente un aspect specifique lie
a la double fonction conductrice et capacitive des aquiferes, qui offre la possibilite pratique de prelever plus ou moins temporairement des volumes d'eau
superieurs a ceux des apports naturels. Cette capacite regulatrice naturelle des
aquiferes est d'ailleurs bien un avantage essentiel que l'evaluation doit prendre
en compte puisqu'elle permet (sans amenagement ad hoc, a la difference de la
mobilisation des eaux de surface irregulieres) une certaine liberte du regime
d'exploitation; mais, en contrepartie, elle rend les aquiferes, surtout lorsque
leurs productivites sont elevees, vulnerables au risque de «surexploitation»,
au sens de desequilibre persistant.
