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Hydrologie quantitative
• Surveiller les evolutions de la ressource. Les outils pour deceler d'eventuelles non-stationnarites (derives ou ruptures) dans les variables hydrologiques ont ete donnes dans les chapitres 5 et 7. L'etat de ce qu'on observe
aujourd'hui est decrit au chapitre 1 section 1.9.3. La variabilite tres locale des effets reclame des analyses au cas par cas. Cette surveillance
est d'autant plus necessaire que la plupart des outils hydrologiques (predetermination, prevision, simulation) qui sont actuellement utilises ont
ete construits et cales en faisant l'hypothese de stationnarite : s'il est
probable qu'un changement climatique progressif ne les disqualifie pas
brutalement, au moins faut-ille contr6ler.
• Anticiper les consequences d'un changement : nous avons vu Ie potentiel qu'offre la simulation pour evaluer de tels effets sous hypotheses, a
defaut de certitudes. Les premieres conclusions d'etudes sur les variables
hydrologiques naturelles, mais aussi anthropisees, permettent de lancer
ces etudes de consequences et prevoir les ajustements a envisager sous
reserve que telle ou telle hypothese se verifie.
Dans cet esprit, des equipes de recherches commencent maintenant a prevoir
les consequences en terme de remplissage des reservoirs, en terme de besoins
et donc de prelevements, etc., c'est-a-dire sur toute la chaine de la gestion. Un
amenageur ou un gestionnaire ne peut que se soucier des consequences du changement climatique sur a la fois les besoins futurs et les ressources disponibles.
L'exemple de Serre-Pon<;on et de la Durance avait deja montre la capacite
d'apprentissage des acteurs pour mieux gerer des situations de crise depuis la
secheresse des annees 1989-1990. Un programme de recherche partenarial, coordonne par l'Irstea (ex Cemagref), a demarre debut 2011 pour caracteriser Ie
systeme actuel, modeliser la ressource naturelle, les usages et la gestion, puis se
projeter en avant (avenir de l'hydrosysteme et des besoins en eau) en analysant
les incertitudes et enfin identifier, sous scenarios, les debits sous influence, les
risques de defaillance et les options de gestion future. Cette etude beneficiera
d'une analyse prospective deja realisee sur la Garonne (voir annexe 11.7).
Parallelement, des reflexions ont commence sur des outils theoriques destines a apprehender les consequences de cet alea. On trouvera en annexe 11.6
quelques extraits de ce type d'analyse que Bernier a bien voulu nous communiquer.
11.5.4 La gestion des reserves souterraines
Les reserves souterraines font bel et bien partie des reserves en eau et il
serait d'autant plus dommageable de ne pas les traiter comme les reserves
superficielles, que la perception de reserves inepuisables, qui a pu parfois les
qualifier, est de plus en plus frequemment prise en defaut. En fait elles sont
meme d'autant plus a proteger, que les variables d'etats et de decisions sont
Hydrologie quantitative
• Surveiller les evolutions de la ressource. Les outils pour deceler d'eventuelles non-stationnarites (derives ou ruptures) dans les variables hydrologiques ont ete donnes dans les chapitres 5 et 7. L'etat de ce qu'on observe
aujourd'hui est decrit au chapitre 1 section 1.9.3. La variabilite tres locale des effets reclame des analyses au cas par cas. Cette surveillance
est d'autant plus necessaire que la plupart des outils hydrologiques (predetermination, prevision, simulation) qui sont actuellement utilises ont
ete construits et cales en faisant l'hypothese de stationnarite : s'il est
probable qu'un changement climatique progressif ne les disqualifie pas
brutalement, au moins faut-ille contr6ler.
• Anticiper les consequences d'un changement : nous avons vu Ie potentiel qu'offre la simulation pour evaluer de tels effets sous hypotheses, a
defaut de certitudes. Les premieres conclusions d'etudes sur les variables
hydrologiques naturelles, mais aussi anthropisees, permettent de lancer
ces etudes de consequences et prevoir les ajustements a envisager sous
reserve que telle ou telle hypothese se verifie.
Dans cet esprit, des equipes de recherches commencent maintenant a prevoir
les consequences en terme de remplissage des reservoirs, en terme de besoins
et donc de prelevements, etc., c'est-a-dire sur toute la chaine de la gestion. Un
amenageur ou un gestionnaire ne peut que se soucier des consequences du changement climatique sur a la fois les besoins futurs et les ressources disponibles.
L'exemple de Serre-Pon<;on et de la Durance avait deja montre la capacite
d'apprentissage des acteurs pour mieux gerer des situations de crise depuis la
secheresse des annees 1989-1990. Un programme de recherche partenarial, coordonne par l'Irstea (ex Cemagref), a demarre debut 2011 pour caracteriser Ie
systeme actuel, modeliser la ressource naturelle, les usages et la gestion, puis se
projeter en avant (avenir de l'hydrosysteme et des besoins en eau) en analysant
les incertitudes et enfin identifier, sous scenarios, les debits sous influence, les
risques de defaillance et les options de gestion future. Cette etude beneficiera
d'une analyse prospective deja realisee sur la Garonne (voir annexe 11.7).
Parallelement, des reflexions ont commence sur des outils theoriques destines a apprehender les consequences de cet alea. On trouvera en annexe 11.6
quelques extraits de ce type d'analyse que Bernier a bien voulu nous communiquer.
11.5.4 La gestion des reserves souterraines
Les reserves souterraines font bel et bien partie des reserves en eau et il
serait d'autant plus dommageable de ne pas les traiter comme les reserves
superficielles, que la perception de reserves inepuisables, qui a pu parfois les
qualifier, est de plus en plus frequemment prise en defaut. En fait elles sont
meme d'autant plus a proteger, que les variables d'etats et de decisions sont
