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Hydrologie quantit ative
du bassin versan t dans son ense mble, soit integrer les usages de I'aval ou des
autres composan t es du cycle de I'eau (int eraction entre eaux de sur face et eau x
souterraines par exemple) comme une cont raint e.
L'h ypothese implicite, scion laquelle « toute I'eau accessibl e est disponible
pour les usages humains » , ignore purem ent et simplement Ie milieu naturel,
lacs, rivieres, zones humides et ecosystemes cotiers (I'equillbre d 'une mangrove
peut et re menace par la diminution des apport s en eau douce).
Les asp ect s qualitatifs de I'eau vienn ent exacerber cet te difficulte : la concilia tion des usages suppose que I'eau disp onible soit adequate pour chac un
d 'ent re eux. Cornm e Ie resume plaisamment J ean Marga t [2621 : « I'ex ploitation d'une ressource peu t en ga cher un e autre. »
Ressources et usages sont en fait indi ssociabl es et ne peu vent etre evalues
qu 'ensembl e. La notion de ressource n 'est pas definie de facon ab solue, mais
relativ em ent a I'u sage qu i en est fait.
1.8.4 Prelevements et consommations par grandes classes
d'usages
La ver sion la plu s simple pour evaluer les impact s des act ivit es humaines et
et udier la facon de les concilier avec les ressources disponibles est d 'en mesurer
les pr-elevernents et les consommations . Nou s avons evoque ci-dessu s les
limi tes de cet exercice parti el, qui igno re un e part des pression s ant hropiques
(l'eau ver te) et nous reintroduirons a nouveau celle-ci dans la suite du chapi tre.
Mais il est utile d 'en trer un peu plu s dan s Ie det ail de ce qui reste aujour d' hui
la demarche la plu s communement utilisee,
Le pr elevem ent est la quanti te soustraite au milieu pour repondre a I'u sage.
La consommat ion est la partie de ce prelevernent qui n 'est pas restituee dans
ce meme milieu : par exem ple, pour un usage agri cole , c'est la quantit e d 'eau
evapotranspiree par les plantes durant leurs cult ures plu s celle exportee lors
de la recolte . Le t abl eau 1.4 mon t re l' evolu tion des principales composan tes de
prelevernent et de consommat ion au XX
em e
siecle hors ag ricult ur e pluviale . On
est ime globaleme nt a 80 % environ , la part de I'a gri cul ture irriguee dans les
prelevements d 'eau. Proportion d 'au t an t plu s impressionnan te que plus de la
moi tie de I'eau fou rni e est evaporee. 20 a 50 % des eaux prelevees retournent a
la ressource (fuites des reseaux + lessivage des champs) . L'indust rie utili se 20 %
des ressources et les collect ivite s 10 %; les deux on t un taux de consommation
faibl e. La cre ation de vastes plan s d 'eau sus cit e un e regul ation de la disponibilite
de s ressources (c'est leur objectif) mais auss i une evaporation intense. Ain si un
barrage « consomme de I'eau » . On est ime a 6000 Gm 3 la capacite globale des
reservoi rs dan s Ie monde, couvran t un e superficie tot ale d 'environ 500 000 km 2
et generant un e evaporation suppleme ntaire de pres de 200 Gm 3 / an .
Hydrologie quantit ative
du bassin versan t dans son ense mble, soit integrer les usages de I'aval ou des
autres composan t es du cycle de I'eau (int eraction entre eaux de sur face et eau x
souterraines par exemple) comme une cont raint e.
L'h ypothese implicite, scion laquelle « toute I'eau accessibl e est disponible
pour les usages humains » , ignore purem ent et simplement Ie milieu naturel,
lacs, rivieres, zones humides et ecosystemes cotiers (I'equillbre d 'une mangrove
peut et re menace par la diminution des apport s en eau douce).
Les asp ect s qualitatifs de I'eau vienn ent exacerber cet te difficulte : la concilia tion des usages suppose que I'eau disp onible soit adequate pour chac un
d 'ent re eux. Cornm e Ie resume plaisamment J ean Marga t [2621 : « I'ex ploitation d'une ressource peu t en ga cher un e autre. »
Ressources et usages sont en fait indi ssociabl es et ne peu vent etre evalues
qu 'ensembl e. La notion de ressource n 'est pas definie de facon ab solue, mais
relativ em ent a I'u sage qu i en est fait.
1.8.4 Prelevements et consommations par grandes classes
d'usages
La ver sion la plu s simple pour evaluer les impact s des act ivit es humaines et
et udier la facon de les concilier avec les ressources disponibles est d 'en mesurer
les pr-elevernents et les consommations . Nou s avons evoque ci-dessu s les
limi tes de cet exercice parti el, qui igno re un e part des pression s ant hropiques
(l'eau ver te) et nous reintroduirons a nouveau celle-ci dans la suite du chapi tre.
Mais il est utile d 'en trer un peu plu s dan s Ie det ail de ce qui reste aujour d' hui
la demarche la plu s communement utilisee,
Le pr elevem ent est la quanti te soustraite au milieu pour repondre a I'u sage.
La consommat ion est la partie de ce prelevernent qui n 'est pas restituee dans
ce meme milieu : par exem ple, pour un usage agri cole , c'est la quantit e d 'eau
evapotranspiree par les plantes durant leurs cult ures plu s celle exportee lors
de la recolte . Le t abl eau 1.4 mon t re l' evolu tion des principales composan tes de
prelevernent et de consommat ion au XX
em e
siecle hors ag ricult ur e pluviale . On
est ime globaleme nt a 80 % environ , la part de I'a gri cul ture irriguee dans les
prelevements d 'eau. Proportion d 'au t an t plu s impressionnan te que plus de la
moi tie de I'eau fou rni e est evaporee. 20 a 50 % des eaux prelevees retournent a
la ressource (fuites des reseaux + lessivage des champs) . L'indust rie utili se 20 %
des ressources et les collect ivite s 10 %; les deux on t un taux de consommation
faibl e. La cre ation de vastes plan s d 'eau sus cit e un e regul ation de la disponibilite
de s ressources (c'est leur objectif) mais auss i une evaporation intense. Ain si un
barrage « consomme de I'eau » . On est ime a 6000 Gm 3 la capacite globale des
reservoi rs dan s Ie monde, couvran t un e superficie tot ale d 'environ 500 000 km 2
et generant un e evaporation suppleme ntaire de pres de 200 Gm 3 / an .
