6. Modelisation pluie-debit et hydrogeologique
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6.4 Modelisation des echanges de surface
6.4.1 Interpolation et distribution spatiale
Les forc;ages climatiques des modeles hydrologiques sont generalement estimes a partir de l'interpolation spatiale de mesures ponctuelles (chapitre 4).
11 s'agit donc de variables reconstruites et Ie modele d'interpolation doit etre
considere comme faisant partie integrante des choix de modelisation. 11 en va
de meme de la plupart des caracteristiques du sol et du sous-sol utilisees pour
construire les modeles hydrologiques distribues : epaisseurs et caracteristiques
du sol et du sous-sol. La modelisation commence par Ie choix des options de
representation du bassin versant.
6.4.2 Caleul de precipitation totale modeles de fonte de
neige ou de glace
La fonte de neige ou de glace depend des stocks disponibles sur Ie bassin
(cf. chapitre 2), des conditions climatiques, mais aussi de l'etat de la neige dont
dependent la conductivite thermique du manteau neigeux et son albedo. L'alhedo de la neige pour la lumiere visible varie de 0.9 pour une neige fraiche a
0.4 - 0.5 pour une neige fondante. Celui de la glace propre est compris entre
0.3 et 0.5 et celui d'un glacier sale peut descendre a 0.15. L'alhedo est nul
dans l'infrarouge. Ce sont donc en premier lieu les rayonnements infrarouges
qui provoquent Ie rechauffement de la neige. Ils correspondent essentiellement
au rayonnement thermique de la surface terrestre rechauffee par les rayonnements solaires et retrodiffuses par l'atmosphere (cf. chapitre 1). L'intensite des
rayonnements infrarouges diminue donc avec l'altitude.
Deux grandes familles de methodes peuvent etre utilisees pour determiner
les flux de fonte de neige ou de glace: methodes fondees sur un bilan energetique
du couvert de neige ou de glace et differentes variantes de la methode empirique
dite des « degres-jour ».
6.4.2.1 Estimation de la ronte par bilan €mergetique
Le rayonnement solaire ne penetre pas profondement dans Ie manteau neigeux et ce d'autant moins que la neige est vieille ou sale. Les echanges thermiques al'interface neige ou glace-atmosphere se limitent donc a une fine couche
de surface de quelques centimetres ayant une inertie limitee 9. En notant T s la
temperature de surface de la neige ou de la glace, les termes du bilan energetique de cette couche de surface sont les suivants :
9. Au debut des precipitations neigeuses, les echanges de chaleur sensible entre Ie sol et
la neige peuvent cependant jouer un role non negligeable sur Ie rechauffement du couvert
neigeux et sa maturation voire sa fonte.
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6.4 Modelisation des echanges de surface
6.4.1 Interpolation et distribution spatiale
Les forc;ages climatiques des modeles hydrologiques sont generalement estimes a partir de l'interpolation spatiale de mesures ponctuelles (chapitre 4).
11 s'agit donc de variables reconstruites et Ie modele d'interpolation doit etre
considere comme faisant partie integrante des choix de modelisation. 11 en va
de meme de la plupart des caracteristiques du sol et du sous-sol utilisees pour
construire les modeles hydrologiques distribues : epaisseurs et caracteristiques
du sol et du sous-sol. La modelisation commence par Ie choix des options de
representation du bassin versant.
6.4.2 Caleul de precipitation totale modeles de fonte de
neige ou de glace
La fonte de neige ou de glace depend des stocks disponibles sur Ie bassin
(cf. chapitre 2), des conditions climatiques, mais aussi de l'etat de la neige dont
dependent la conductivite thermique du manteau neigeux et son albedo. L'alhedo de la neige pour la lumiere visible varie de 0.9 pour une neige fraiche a
0.4 - 0.5 pour une neige fondante. Celui de la glace propre est compris entre
0.3 et 0.5 et celui d'un glacier sale peut descendre a 0.15. L'alhedo est nul
dans l'infrarouge. Ce sont donc en premier lieu les rayonnements infrarouges
qui provoquent Ie rechauffement de la neige. Ils correspondent essentiellement
au rayonnement thermique de la surface terrestre rechauffee par les rayonnements solaires et retrodiffuses par l'atmosphere (cf. chapitre 1). L'intensite des
rayonnements infrarouges diminue donc avec l'altitude.
Deux grandes familles de methodes peuvent etre utilisees pour determiner
les flux de fonte de neige ou de glace: methodes fondees sur un bilan energetique
du couvert de neige ou de glace et differentes variantes de la methode empirique
dite des « degres-jour ».
6.4.2.1 Estimation de la ronte par bilan €mergetique
Le rayonnement solaire ne penetre pas profondement dans Ie manteau neigeux et ce d'autant moins que la neige est vieille ou sale. Les echanges thermiques al'interface neige ou glace-atmosphere se limitent donc a une fine couche
de surface de quelques centimetres ayant une inertie limitee 9. En notant T s la
temperature de surface de la neige ou de la glace, les termes du bilan energetique de cette couche de surface sont les suivants :
9. Au debut des precipitations neigeuses, les echanges de chaleur sensible entre Ie sol et
la neige peuvent cependant jouer un role non negligeable sur Ie rechauffement du couvert
neigeux et sa maturation voire sa fonte.
