5. Principes de modelisation en hydrologie
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tout cas , plu s difficilement modelisabl es. Les premieres ne sont pas vraiment
gEmantes (elle sont meme un e cha nce pui squ 'elles const it uent des st ructures
te mporelles identifiabl es du processu s) . Une modelisation, et parfoi s un simple
cha ngement de var iable, suffit a les prendre en comp te. Dans la sui te nou s
nous interesserons aux secondes car elles peuven t pr esenter des risques pour la
prevision et pour la predetermination.
5.5.1.3 Principales causes de non-stationnarite
II n 'est pas question ici de donner un catalogue exha ustif de to utes les causes
de non- st ationnarit es mais d 'en souligner trois categories. La premi ere, et probabl ement la plu s frequ ents , est l'evolu tion du bassin versant; celle-ci peut et re
naturelle (morphodyn amique Me aux processus naturels) mais est souvent anthropique (pratiqu es culturales, prelevernents ou rejet s d 'eau , ouv ra ges dan s Ie
lit ou en berge, couverture forcsti ere avec ou sans incendies, developpernent de
veget atio n dan s les lit s maj eurs ou en fond de lit) . La deux ieme, parfois ignoree, est celle de l'evolu tion des systemes d 'observation (deri ves des capteurs de
mesures, chan gement s de sites de mesure, changements d 'appareillage) . La troisieme est celle des forcages clim atiques, essent iellement d 'origine ant hropique,
mais a un e echelle dep assan t Ie bassin versant. Les effort s de modelisation de
la cornmuna ute scient ifique, aussi bien sur la rnecanique climatique que sur les
impacts des emissions de gaz a effet de serre, te ndent a reduire au maximum la
part non expliquee de la non-st ationnarit e cons tatee des for cages climatiqu es.
E n pratique, deb rouill er les influences mul tiples n 'est pas toujours simple et
l'exemple ci-dessous de la Duran ce invit e a la modesti e.
Les pr ecipi ta tions moyennes annuelles ne vari ent pas sur Ie bassin de la
Duran ce en amont de Ca darache duran t la seconde moitie du XX " siecle (figure 5.4) et pourtan t les ecoulements est ivaux bai ssent d 'environ 30 % sur la
meme periode (figure 5.5). Que peut-on reellernent en deduire ?
Que l'au gm ent ation des te mpe ra t ures engendre probabl ement un e augmentation de l'evaporation ? Ou bien qu e Ie deboi sement du bassin au cours du
XIX e siecle ayant cesse, la veget ation consomme a nou veau de la ressource ?
Ou encore qu e les prelevernent s ont augmente sans qu 'on Ie sache? Finalemen t
ce que nou s percevon s comme un e non-st ationnarite, constatee mais mal appr ehendee, peu t et re, soit de possibles effets ant hropiques qui appara issent plu s
ou moin s dates et plu s ou moin s irreversibles, soit des effets na turels cycliques
don t les period es depassent largemen t not re «fenetre » d 'ob servation. Peu t-et re
les deux .
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tout cas , plu s difficilement modelisabl es. Les premieres ne sont pas vraiment
gEmantes (elle sont meme un e cha nce pui squ 'elles const it uent des st ructures
te mporelles identifiabl es du processu s) . Une modelisation, et parfoi s un simple
cha ngement de var iable, suffit a les prendre en comp te. Dans la sui te nou s
nous interesserons aux secondes car elles peuven t pr esenter des risques pour la
prevision et pour la predetermination.
5.5.1.3 Principales causes de non-stationnarite
II n 'est pas question ici de donner un catalogue exha ustif de to utes les causes
de non- st ationnarit es mais d 'en souligner trois categories. La premi ere, et probabl ement la plu s frequ ents , est l'evolu tion du bassin versant; celle-ci peut et re
naturelle (morphodyn amique Me aux processus naturels) mais est souvent anthropique (pratiqu es culturales, prelevernents ou rejet s d 'eau , ouv ra ges dan s Ie
lit ou en berge, couverture forcsti ere avec ou sans incendies, developpernent de
veget atio n dan s les lit s maj eurs ou en fond de lit) . La deux ieme, parfois ignoree, est celle de l'evolu tion des systemes d 'observation (deri ves des capteurs de
mesures, chan gement s de sites de mesure, changements d 'appareillage) . La troisieme est celle des forcages clim atiques, essent iellement d 'origine ant hropique,
mais a un e echelle dep assan t Ie bassin versant. Les effort s de modelisation de
la cornmuna ute scient ifique, aussi bien sur la rnecanique climatique que sur les
impacts des emissions de gaz a effet de serre, te ndent a reduire au maximum la
part non expliquee de la non-st ationnarit e cons tatee des for cages climatiqu es.
E n pratique, deb rouill er les influences mul tiples n 'est pas toujours simple et
l'exemple ci-dessous de la Duran ce invit e a la modesti e.
Les pr ecipi ta tions moyennes annuelles ne vari ent pas sur Ie bassin de la
Duran ce en amont de Ca darache duran t la seconde moitie du XX " siecle (figure 5.4) et pourtan t les ecoulements est ivaux bai ssent d 'environ 30 % sur la
meme periode (figure 5.5). Que peut-on reellernent en deduire ?
Que l'au gm ent ation des te mpe ra t ures engendre probabl ement un e augmentation de l'evaporation ? Ou bien qu e Ie deboi sement du bassin au cours du
XIX e siecle ayant cesse, la veget ation consomme a nou veau de la ressource ?
Ou encore qu e les prelevernent s ont augmente sans qu 'on Ie sache? Finalemen t
ce que nou s percevon s comme un e non-st ationnarite, constatee mais mal appr ehendee, peu t et re, soit de possibles effets ant hropiques qui appara issent plu s
ou moin s dates et plu s ou moin s irreversibles, soit des effets na turels cycliques
don t les period es depassent largemen t not re «fenetre » d 'ob servation. Peu t-et re
les deux .
