3. Les crues : hydraulique et morphologie fluviale
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parcours, est ext remement varie e (de blocs de plusieurs dizaines de tonnes 13 a
des particules inferieures au millimetre) . S'ajoutent a cette dispersion granulornetrique de production les effets de l' action erosive de la riviere, qui effrite,
poli t , rogn e, les mor ceaux de materi aux qu 'elle deplace, dans un e mul titude de
chocs et de fro ttements. S'ajoutent enfin les rnateri aux provenant d 'affiuents de
morphologie et de contexte geologique du bassin versan t differents, ainsi que
les materiaux arra ches aux berges. En un sit e donne, c' est toute une variate de
materiaux, de gr anulometrie tres variee , que l'on va rencontrer. La distribution
stat ist ique des dimensions de ces elements se fait en general par reperage visuel.
Nous emploierons ici les notions de diam etre moyen 14 et quelqu es qu antiles
utiles de la distribution de cette granulomet rie, en rappelant bien qu 'il s'agit
d 'une notion locale , qui varie d 'amont en aval et au cour s du temps.
Encadr e 3 .3 : Condition d e s uspen s io n d 'un grain dan s l'eau
Une vit esse const ante de chut e d 'un gra in dans un e ea u calme s'e tablit quand
le poids dejauge de cette particule et la force de trai nee de ce mouvement (qui
elle depend de cet te vitesse) s'e quilibrent . On note:
lV : vit esse de chu te
d : diam etre du grain
v : viscosite cinema ti que de I'eau
S : densit e du ma t eriau
La force de t rainee est en W 2 si la viscosite de l'eau est negligeable (pour
des grains de diamet re de quelqu es mm) , mais cette viscosite ne peut pa s etre
negligee pour des grains plus fins. On introduit genera lement les grandeurs
ad imensionn elles suivantes : R w , Hombre de Reynolds de chute
w d
R w = - -
v
d* , diam et re sedimentologique adi mension nel
d* =d . 3 g (S -1 )
v 2
L'equilibre des forces s'e ta blit sous la form e d 'un e rela t ion empirique R w
f (d*)
13. O n sera frappe par exe mple, d a ns Ie delta de la « rivi er e de s ga let s » d a ns la com mune
du Port de I'ile de la Reu nion, de voir ces «galets » poses sur les a lluvi ons atteind re de tel s
volumes.
14. Nous menti on nons ici Ie d ia met re mo yen , mais bien de s a ut eu rs s'e n t iennent a la
frac ti on rnedi an e d e la gran ulornet rie. C 'est sa ns d ou t e plu s just e, m ais il fa ut se so uven ir
en pe rmanen ce qu e hors du laboratoire , ces d ist inctions sont bien subtiles a u rega rd des
multiples in connues et in certi tudes sur Ie milieu naturel et ud ie.
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