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Hydrologie qu antit ative
est com pr ise entre 1 et 6 %. Les precipi t ati ons sont plus inten ses
du fait du typ e de per turbation (rnediterran eenne par exemple en
Fran ce, or ages) et j ou d 'effet s oro graphiques. La ph ase liquide est
prep onderant e, mais par leur force d 'arrach em ent , ces vitesses qu i
peuv ent atteindr e 3 it 5 m j s sont la cause des dommages les plus
graves, y comp ris en vies humain es. L' exemple ty pique de crues rapides est celui de I'Ardeche don t les te mps de montee vari ent de 3 it
8 heures ;
les laves torreniielles do nt la ph ase solide peut prendre Ie pas sur la
ph ase liquide, avec un ecouleme nt boueux de forte den sit e (con sistance de lave) , rabot an t Ie lit du torren t et mobilisan t des materiaux
de grosse gra nulometrie (de quelqu es centimet res jusqu 'a des ro chers
de t aille metrique) .
Parfois les deux ty pes de crues se melent , comme au Grand Bornand en
1987 ou plu sieurs phenomen es se sont superposes : concomitances d 'affluents, arrache me nts de sol voire peti t s glisseme nts , laves torrent ielles sur
certains torrent s, debordem ents, affouillements et obstructions diverses
[275]. On t rouve ra egaleme nt dan s Rem aitre et al. [339] un e description
approfondie d 'une lave to rrent ielle qui s'est pr oduit e dan s un to rrent alpin
en 1996.
• Les « crues-eclair », provoquees par des pr ecipi t ations particulierernent
inten ses, orageu ses et des condit ions favor isant Ie rui ssellem ent et la conc entration des volumes pr ecipi tes, sont souvent d 'au t an t plu s violent es qu e
la taille du bassin versant conce rne est limitee. P armi ces crues qui ont
un t emps de mon t ee tres court (une a qu elqu es heures) , on distingue :
les crues eclair de plain e. L'et at du sol (sols sursat ures ou desseches
et pe u perrnea bles) empechant I'in filtration , des apports amont impo rt an t s et parfois des engorge me nts a I'aval sont aut ant de facteurs
aggravants ;
les crues eclair torreniielles. Toujours liees au caractere particulierement inten se et or ageu x des pr ecipi t ations, en conjonct ion avec des
pentes de plu s de 1 % et parfois de plus de 6 %, ces crues se disti ng uent par un e cap acite acc rue de transport solide, de cre useme nt
des berges, d 'arrachem ent de veget ation et de charriage divers ;
les roll waves . II arrive qu e, dan s des cas tres par ti culiers de pentes
ext remes et de lit s modifies par un e chenalisat ion excess ive, des ph enomen es de roll waves, analogues it ceux ob serves sur les cours iers
de deversoirs de barr ages, se developpent , mais avec un e amp leur
Hydrologie qu antit ative
est com pr ise entre 1 et 6 %. Les precipi t ati ons sont plus inten ses
du fait du typ e de per turbation (rnediterran eenne par exemple en
Fran ce, or ages) et j ou d 'effet s oro graphiques. La ph ase liquide est
prep onderant e, mais par leur force d 'arrach em ent , ces vitesses qu i
peuv ent atteindr e 3 it 5 m j s sont la cause des dommages les plus
graves, y comp ris en vies humain es. L' exemple ty pique de crues rapides est celui de I'Ardeche don t les te mps de montee vari ent de 3 it
8 heures ;
les laves torreniielles do nt la ph ase solide peut prendre Ie pas sur la
ph ase liquide, avec un ecouleme nt boueux de forte den sit e (con sistance de lave) , rabot an t Ie lit du torren t et mobilisan t des materiaux
de grosse gra nulometrie (de quelqu es centimet res jusqu 'a des ro chers
de t aille metrique) .
Parfois les deux ty pes de crues se melent , comme au Grand Bornand en
1987 ou plu sieurs phenomen es se sont superposes : concomitances d 'affluents, arrache me nts de sol voire peti t s glisseme nts , laves torrent ielles sur
certains torrent s, debordem ents, affouillements et obstructions diverses
[275]. On t rouve ra egaleme nt dan s Rem aitre et al. [339] un e description
approfondie d 'une lave to rrent ielle qui s'est pr oduit e dan s un to rrent alpin
en 1996.
• Les « crues-eclair », provoquees par des pr ecipi t ations particulierernent
inten ses, orageu ses et des condit ions favor isant Ie rui ssellem ent et la conc entration des volumes pr ecipi tes, sont souvent d 'au t an t plu s violent es qu e
la taille du bassin versant conce rne est limitee. P armi ces crues qui ont
un t emps de mon t ee tres court (une a qu elqu es heures) , on distingue :
les crues eclair de plain e. L'et at du sol (sols sursat ures ou desseches
et pe u perrnea bles) empechant I'in filtration , des apports amont impo rt an t s et parfois des engorge me nts a I'aval sont aut ant de facteurs
aggravants ;
les crues eclair torreniielles. Toujours liees au caractere particulierement inten se et or ageu x des pr ecipi t ations, en conjonct ion avec des
pentes de plu s de 1 % et parfois de plus de 6 %, ces crues se disti ng uent par un e cap acite acc rue de transport solide, de cre useme nt
des berges, d 'arrachem ent de veget ation et de charriage divers ;
les roll waves . II arrive qu e, dan s des cas tres par ti culiers de pentes
ext remes et de lit s modifies par un e chenalisat ion excess ive, des ph enomen es de roll waves, analogues it ceux ob serves sur les cours iers
de deversoirs de barr ages, se developpent , mais avec un e amp leur
