A.2 Le paradigme quantique
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a
b
d
c
f
e
Fig. A.3. Construction progressive de la figure d’interférence (d’après P.G. Merli,
G.F. Missiroli and G. Pozzi, On the Statistical aspect of electron interference phenomena, Amer. J. Physics 44 (1976) 306, cité dans [14] ).
2. que les franges d’interférence se construisent peu à peu comme lors d’un
tirage aléatoire.
Il est impossible d’interpréter cette expérience dans le cadre conceptuel de
la théorie classique. Un électron, comme d’ailleurs tous les constituants de la
matière, n’est en effet ni une onde ni une particule au sens classique du terme.
Il faut se tourner vers la mécanique quantique pour obtenir une description
satisfaisante de cet objet. Nous reviendrons sur l’expérience des fentes d’Young
à la section A.2.3.5 après avoir introduit les bases de la théorie quantique.
A.2 Le paradigme quantique
Pour faciliter l’assimilation des différents concepts que nous allons introduire,
nous illustrerons chacun d’eux sur l’exemple simple d’une particule sans spin
4
soumise à un potentiel extérieur, qui est l’analogue quantique du système
classique décrit dans la section A.1.1. Nous ne lacherons ce fil d’Ariane qu’à
la section A.2.4 dans laquelle nous aborderons les problèmes spécifiquement
liés au fait que le système quantique comprend plusieurs particules de même
nature.
Remarque A.2 Ni le formalisme de la mécanique classique introduit à la
section A.1.1, ni celui de la mécanique quantique que nous allons présenter
4 Nous verrons ce qu’est le spin à la section A.2.4.2.
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