120
13. Diversité et sous-ensembles
1) Monocotylédones
Les Monocotylédones ont évolué vers une structure herbacée caractéristique :
– faisceaux conducteurs de tiges nombreux et dispersés (p. 37) ;
– pôles vasculaires nombreux des racines ;
– absence de formations secondaires. Pas d’assises génératrices ;
– structure exclusivement primaire avec une 4
e phase d’évolution vasculaire (p. 37) ;
– feuilles simples à nervures parallèles, souvent pourvues d’une gaine qui entoure une tige non ramifiée ;
– présence fréquente d’organes souterrains pérennants (bulbes, rhizomes, tubercules) adaptés au cycle saisonnier.
Leur fleur est du type 3 (trimère) (p. 82) avec un périanthe souvent concolore (sépales et pétales identiques).
L’évolution des Monocotylédones se marque par un perfectionnement graduel de l’appareil floral avec
spécialisation soit vers une pollinisation entomophile, soit vers une pollinisation anémophile (p. 122) :
• Sur la voie entomophile, plusieurs types de modifications apparaissent :
– stabilisation et souvent réduction du nombre de pièces florales. Les familles les plus archaïques sont proches des
Dicotylédones primitives, les Polycarpiques ;
– passage de l’ovaire supère à l’ovaire infère (p. 97) qui assure une plus grande protection des ovules ;
– passage d’une fleur régulière (actinomorphe) à une fleur irrégulière (zygomorphe) (p. 82).
Les Liliacées constituent la famille la plus typique du groupe avec de nombreuses espèces (lis, p. 81; 97; 98 ;
tulipe, p. 87 ; muguet, p. 37 ; tradescantia, p. 82, 83 ; jacinthe ; ail ; oignon ; asperge). Elles ont des fleurs régulières,
trimères, pentacycliques avec un ovaire supère.
La comparaison de familles voisines montre une série de transformations progressives. Les Amaryllidacées
(jonquille, p. 97 ; perce-neige) ont acquis un ovaire infère. Les Iridacées (iris, glaïeul, crocus), également à ovaire
infère, n’ont plus qu’un cycle d’étamines et ont une tendance à la zygomorphie (glaïeul). Le terme de ces
transformations est réalisé par les Orchidées, qui se situent au sommet de l’évolution des Monocotylédones. La
fleur très modifiée présente un ovaire infère et une symétrie bilatérale accentuée, avec un grand pétale, très décoré
et nectarifère, le labelle, servant d’attraction et de « terrain d’atterrissage » pour les insectes. Il n’y a plus qu’une
étamine fertile, soudée aux styles ; le pollen est agglutiné en masses (pollinies) qui se fixent sur le corps des
insectes visiteurs. L’ensemble constitue un appareil étroitement adapté à la fécondation croisée.
ovaire supère
ovaire infère
schéma d’un épillet
à 2 fleurs fertiles
13-13. Diagrammes et schémas des types floraux illustrés sur la page ci-contre.
13.13
13. Diversité et sous-ensembles
1) Monocotylédones
Les Monocotylédones ont évolué vers une structure herbacée caractéristique :
– faisceaux conducteurs de tiges nombreux et dispersés (p. 37) ;
– pôles vasculaires nombreux des racines ;
– absence de formations secondaires. Pas d’assises génératrices ;
– structure exclusivement primaire avec une 4
e phase d’évolution vasculaire (p. 37) ;
– feuilles simples à nervures parallèles, souvent pourvues d’une gaine qui entoure une tige non ramifiée ;
– présence fréquente d’organes souterrains pérennants (bulbes, rhizomes, tubercules) adaptés au cycle saisonnier.
Leur fleur est du type 3 (trimère) (p. 82) avec un périanthe souvent concolore (sépales et pétales identiques).
L’évolution des Monocotylédones se marque par un perfectionnement graduel de l’appareil floral avec
spécialisation soit vers une pollinisation entomophile, soit vers une pollinisation anémophile (p. 122) :
• Sur la voie entomophile, plusieurs types de modifications apparaissent :
– stabilisation et souvent réduction du nombre de pièces florales. Les familles les plus archaïques sont proches des
Dicotylédones primitives, les Polycarpiques ;
– passage de l’ovaire supère à l’ovaire infère (p. 97) qui assure une plus grande protection des ovules ;
– passage d’une fleur régulière (actinomorphe) à une fleur irrégulière (zygomorphe) (p. 82).
Les Liliacées constituent la famille la plus typique du groupe avec de nombreuses espèces (lis, p. 81; 97; 98 ;
tulipe, p. 87 ; muguet, p. 37 ; tradescantia, p. 82, 83 ; jacinthe ; ail ; oignon ; asperge). Elles ont des fleurs régulières,
trimères, pentacycliques avec un ovaire supère.
La comparaison de familles voisines montre une série de transformations progressives. Les Amaryllidacées
(jonquille, p. 97 ; perce-neige) ont acquis un ovaire infère. Les Iridacées (iris, glaïeul, crocus), également à ovaire
infère, n’ont plus qu’un cycle d’étamines et ont une tendance à la zygomorphie (glaïeul). Le terme de ces
transformations est réalisé par les Orchidées, qui se situent au sommet de l’évolution des Monocotylédones. La
fleur très modifiée présente un ovaire infère et une symétrie bilatérale accentuée, avec un grand pétale, très décoré
et nectarifère, le labelle, servant d’attraction et de « terrain d’atterrissage » pour les insectes. Il n’y a plus qu’une
étamine fertile, soudée aux styles ; le pollen est agglutiné en masses (pollinies) qui se fixent sur le corps des
insectes visiteurs. L’ensemble constitue un appareil étroitement adapté à la fécondation croisée.
ovaire supère
ovaire infère
schéma d’un épillet
à 2 fleurs fertiles
13-13. Diagrammes et schémas des types floraux illustrés sur la page ci-contre.
13.13
