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Diversité et sous-ensembles
Les Phanérogames, ou plantes à fleurs, ont leurs organes reproducteurs visibles, groupés aux extrémités de certains
rameaux du sporophyte. D’autre part, elles ont la capacité de former des graines d’où le nom de Spermaphytes
qu’on leur donne aussi. L’embranchement des Phanérogames se divise en deux sous-embranchements, les
Gymnospermes et les Angiospermes. Seront récapitulés ici les caractères principaux qui les différencient.
• Les Gymnospermes, groupe le plus primitif, sont apparues dès la fin de l’ère primaire ; elles ont constitué la flore
terrestre dominante de l’ère secondaire, avant d’être supplantées par les Angiospermes. Les Gymnospermes
actuelles typiques sont essentiellement représentées par les Conifères (5 000 espèces environ).
Tous les Conifères sont ligneux ; ce sont des arbres (pins, cèdres, séquoias), ou des arbustes (genévriers). Leur bois
est homoxylé (p. 60) ; ils possèdent, en général, un appareil sécréteur (canaux à résines) qui leur donne une odeur
caractéristique justifiant l’appellation de Résineux par laquelle les forestiers les désignent. Ils fournissent un bois
très exploité pour ses qualités technologiques (ils constituent les 2/3 des bois industriels). Les feuilles sont en
aiguilles (pins, mélèzes, cèdres), linéaires aplaties (sapins, ifs) ou en écailles appliquées sur la tige (cyprès, thuyas).
Dans la majorité des cas, les feuilles sont persistantes ; elles sont caduques chez les mélèzes.
Tous les Conifères ont des fleurs unisexuées et sont monoïques (pins, sapins) ou dioïques (ifs). Les fleurs mâles
forment des petits cônes constitués d’étamines portant 2 à 20 sacs polliniques sur leur face inférieure, libérant une
grande quantité de pollen. Les fleurs femelles sont groupées en cônes constituées par des carpelles ou écailles
portant 1 à 3 ovules nus sur la face supérieure (p. 75) et doublés par une bractée. La pollinisation se fait toujours
par le vent et la fécondation par siphonogamie. Il n’y a pas de double fécondation et donc pas d’œuf albumen ;
c’est le prothalle haploïde ou endosperme qui se charge de réserves. Les processus de reproduction (fécondation,
embryogénèse) sont de longue durée, de sorte qu’il y a souvent, par exemple chez les pins, plusieurs générations de
cônes femelles visibles sur les mêmes branches. Les écailles, d’abord petites et écartées, laissent arriver librement
le pollen ; puis, elles grandissent et se referment en protégeant les ovules qui se transforment en graines. En général,
les cônes se lignifient (pins, épicéas, cyprès) et s’ouvrent finalement par dessication en laissant échapper leurs
graines. Exceptionnellement, ils deviennent charnus (« baies » de genévriers). Les ifs forment un repli rouge et
charnu autour de l’ovule fécondé (arille) ; il n’y a pas de cône.
13-1. Pollens de pin sylvestre. Chacun est pourvu de 2 ballonnets aérifères, b, qui l’allègent et favorisent sa dispersion par le
vent (« pluie de soufre »). (× 600).
13-2. Étagement de Conifères en altitude.
13.1
b
13.2
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