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2. Champignons
2
Champignons
Les Champignons ou Mycophytes (myco = champignon, leur
étude constitue la mycologie) sont des Thallophytes qui se
distinguent fondamentalement des Algues par l’absence de
chlorophylle et de toute ébauche de plastes. Incapables de photosynthèse, ils sont hétérotrophes et doivent consommer des
molécules organiques déjà élaborées. Ils se classent parmi les
consommateurs comme les animaux. Typiquement, le thalle
est une structure filamenteuse : c’est un mycélium étroitement
lié au substrat dont il se nourrit. Parmi les caractéristiques biochimiques qui les distinguent des Végétaux il faut citer la
synthèse fréquente de chitine au lieu de cellulose – qui existe
également chez les Arthropodes : insectes et crustacés – dans
les parois et la mise en réserves de glucides sous forme de glycogène (glucane) qui est stocké dans le cytoplasme comme
dans les cellules animales (hépatocytes, par exemple).
Du point de vue écologique, ils sont essentiels pour le recyclage de la matière. Avec les bactéries ce sont les grands
destructeurs des molécules complexes. On distingue trois modes de vie :
1) Certains sont saprophytes et se nourrissent de matières organiques mortes ; ce sont des détritivores qui dégradent
des substrats très variés. Ils participent à l’élaboration de l’humus et des sols.
2) Les parasites s’accroissent aux dépens d’autres cellules vivantes. Ils causent des dégâts considérables notamment
aux plantes cultivées.
3) Une dernière catégorie est symbiotique, c’est-à-dire qu’elle établit avec une autre espèce un équilibre à bénéfices
réciproques.
Le groupe est très vaste et montre une grande diversité d’aspects, de tailles, de structures et d’activités métaboliques.
L’origine des champignons est ancienne – ils sont connus depuis l’ère primaire – et leur filiation est discutée. Longtemps classé avec les végétaux s. s., ils sont actuellement considérés comme une lignée à part, distincte à la fois
des animaux et des végétaux. La biologie moléculaire confirme que leur individualisation s’est produite très tôt au
cours de l’évolution. Les formes les plus primitives passent par des stades aquatiques mobiles avec un flagelle
(zoospores, gamètes) ce qui suggère une parenté avec des Protistes.
Dans leur grande majorité, les champignons actuels sont aériens. Ils pratiquent une fécondation sans émission de
gamètes libres (cystogamie). Ils produisent souvent en marge de la reproduction sexuée, une multiplication végétative avec production de quantité de spores aériennes qui assurent un ensemencement très efficace.
La classification la plus simple sépare :
1) Les champignons siphonés comportant les Chytridiomycètes encore aquatiques et les Zygomycètes dont la plupart
vivent sur le sol – certains sont parasites – la croissance de leur mycélium est rapide et la reproduction sexuée se
fait par fusion de gamétocytes.
2) Les champignons septés ont un mycélium formé de filaments cloisonnés et sont appelés Septomycètes (septum
= cloison). Ils comportent deux classes, les Ascomycètes et les Basidiomycètes dont les formes les plus évoluées
élaborent des appareils de fructifications massifs de formes caractéristiques constituant les « champignons » au sens
courant du terme.
Dans l’économie humaine , ils ont des rôles positifs (agroalimentaires notamment avec les levures), médicaux (en
particulier avec les antibiotiques) ou négatifs (phytopathologie...).
Ascomycètes Basidiomycètes
Septomycètes
Chytridiomycètes
Zygomycètes
Siphomycètes
souche aquatique
protiste flagellé ?
2. Champignons
2
Champignons
Les Champignons ou Mycophytes (myco = champignon, leur
étude constitue la mycologie) sont des Thallophytes qui se
distinguent fondamentalement des Algues par l’absence de
chlorophylle et de toute ébauche de plastes. Incapables de photosynthèse, ils sont hétérotrophes et doivent consommer des
molécules organiques déjà élaborées. Ils se classent parmi les
consommateurs comme les animaux. Typiquement, le thalle
est une structure filamenteuse : c’est un mycélium étroitement
lié au substrat dont il se nourrit. Parmi les caractéristiques biochimiques qui les distinguent des Végétaux il faut citer la
synthèse fréquente de chitine au lieu de cellulose – qui existe
également chez les Arthropodes : insectes et crustacés – dans
les parois et la mise en réserves de glucides sous forme de glycogène (glucane) qui est stocké dans le cytoplasme comme
dans les cellules animales (hépatocytes, par exemple).
Du point de vue écologique, ils sont essentiels pour le recyclage de la matière. Avec les bactéries ce sont les grands
destructeurs des molécules complexes. On distingue trois modes de vie :
1) Certains sont saprophytes et se nourrissent de matières organiques mortes ; ce sont des détritivores qui dégradent
des substrats très variés. Ils participent à l’élaboration de l’humus et des sols.
2) Les parasites s’accroissent aux dépens d’autres cellules vivantes. Ils causent des dégâts considérables notamment
aux plantes cultivées.
3) Une dernière catégorie est symbiotique, c’est-à-dire qu’elle établit avec une autre espèce un équilibre à bénéfices
réciproques.
Le groupe est très vaste et montre une grande diversité d’aspects, de tailles, de structures et d’activités métaboliques.
L’origine des champignons est ancienne – ils sont connus depuis l’ère primaire – et leur filiation est discutée. Longtemps classé avec les végétaux s. s., ils sont actuellement considérés comme une lignée à part, distincte à la fois
des animaux et des végétaux. La biologie moléculaire confirme que leur individualisation s’est produite très tôt au
cours de l’évolution. Les formes les plus primitives passent par des stades aquatiques mobiles avec un flagelle
(zoospores, gamètes) ce qui suggère une parenté avec des Protistes.
Dans leur grande majorité, les champignons actuels sont aériens. Ils pratiquent une fécondation sans émission de
gamètes libres (cystogamie). Ils produisent souvent en marge de la reproduction sexuée, une multiplication végétative avec production de quantité de spores aériennes qui assurent un ensemencement très efficace.
La classification la plus simple sépare :
1) Les champignons siphonés comportant les Chytridiomycètes encore aquatiques et les Zygomycètes dont la plupart
vivent sur le sol – certains sont parasites – la croissance de leur mycélium est rapide et la reproduction sexuée se
fait par fusion de gamétocytes.
2) Les champignons septés ont un mycélium formé de filaments cloisonnés et sont appelés Septomycètes (septum
= cloison). Ils comportent deux classes, les Ascomycètes et les Basidiomycètes dont les formes les plus évoluées
élaborent des appareils de fructifications massifs de formes caractéristiques constituant les « champignons » au sens
courant du terme.
Dans l’économie humaine , ils ont des rôles positifs (agroalimentaires notamment avec les levures), médicaux (en
particulier avec les antibiotiques) ou négatifs (phytopathologie...).
Ascomycètes Basidiomycètes
Septomycètes
Chytridiomycètes
Zygomycètes
Siphomycètes
souche aquatique
protiste flagellé ?
