5. Vers les plantes à fleurs et à graines Préphanérogames ou Préspermaphytes
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Vers les plantes à fleurs et à graines
Préphanérogames ou Préspermaphytes
Les Ptéridophytes du paysage végétal
actuel ne représentent que la partie visible
d’un iceberg. L’étude des documents
anciens montre qu’ils ont formé le groupe
souche dont sont issues les lignées vasculaires maintenant dominantes : les Plantes
à Fleurs (Phanérogames) ou Plantes à
Graines (Spermaphytes).
Le groupe a exprimé une potentialité de
développement et d’adaptation extraordinaire. Dès le carbonifère, il est représenté
par de grands arbres constituant des peuplements vastes et luxuriants : la forêt
houillère. Dans les nouveaux espaces devenus producteurs de matières organiques,
sont apparus des animaux consommateurs
directs ou indirects des biomasses végétales
aériennes. Des lignées, un temps prédominantes, ont laissé la place à des groupes
pourvus d’organes plus performants pour
résister à la pression évolutive. La réussite
et l’expansion des Plantes Vasculaires est donc une histoire aux conséquences réellement fascinantes. Elle a
suscité une abondante littérature et beaucoup d’hypothèses car les documents disponibles comportent des
chaînons manquants, notamment entre « Plantes sans Fleurs » et « Plantes à Fleurs ».
C’est dans cette perspective qu’a été distingué l’embranchement des Préphanérogames ou Préspermaphytes
remarquable par son mode de fécondation et son appareil floral archaïque. C’est un groupe essentiellement fossile
dont il reste quelques survivants : les cycas et le ginkgo. Ce sont donc des témoins exceptionnels d’une importante
étape évolutive de la sexualité végétale.
Si la notion de fleur paraît évidente à première vue, elle est, en fait, difficile à délimiter avec précision à cause
de la grande variété de systèmes et de formes qu’elle recouvre. Au sens courant du terme, la fleur est un ensemble
plus ou moins condensé de pièces, différentes des feuilles, dont certaines sont spécialisées dans la reproduction
(étamines produisant le pollen, carpelles portant les ovules) et d’autres forment un périanthe protecteur (sépales et
pétales). Il a été vu dans le chapitre précédent que chez des Ptéridophytes apparaît déjà une nette tendance à sexualiser le sporophyte. Un des caractères distinctifs des Préphanérogames est de produire des ovules chargés de réserves
avant la fécondation : ce sont des prégraines dans lesquelles l’embryogénèse se fait sans nécessaires relations
physiologiques avec la plante-mère.
C’est donc un processus proche de l’oviparité animale (alors que les Angiospermes se reproduisent selon un mode
analogue à la viviparité). Autre point notable, la fécondation a coutume de faire intervenir un spermatozoïde nageur
(zoïdogamie) mais elle devient interne. C’est la dernière fois au cours de l’évolution végétale que se différencie
une cellule flagellée.
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