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4. Ptéridophytes
Prêles (Equisetum) • Structures
L’apex des tiges est terminé par une grande cellule tétraédrique longtemps considérée comme une cellule initiale.
En fait, elle ne se divise que rarement et l’examen cytophotométrique révèle que l’activité prolifératrice se produit
sur les flancs de ce point végétatif. Le méristème latéral, constitué de cellules aplaties, à rapport nucléocytoplasmique élevé, forme un anneau initial primitif à l’origine de l’émergence des ébauches foliaires. Il est déjà
comparable à celui qui fonctionne chez les Dicotylédones (voir Tome 2). Sur les tiges alternent régulièrement des
côtes, ou carènes, et de profondes vallécules, d’où un contour très sinueux des sections transversales.
L’anatomie témoigne de deux adaptations :
– la présence de parenchyme palissadique chlorophyllien dans les carènes compense, par son activité photosynthétique, la réduction des feuilles ;
– la formation de grandes lacunes aérifères par résorption cellulaire (résorption de la moelle, de la plus grande
partie du xylème, du parenchyme dans les vallécules) est une manifestation de la vie en milieu humide ou
marécageux.
La silicification des tissus de surface commence très tôt et se poursuit pendant toute la différenciation cellulaire. Les
silicates du sol libèrent de l’acide monosilicique Si(OH) 4 qui est transporté dans la plante jusqu’aux épidermes. Il
est polymérisé en « gel de silice » SiO 2 n H 2 O dont les premières traces apparaissent et migrent sous forme de microglobules denses entre plasmalemme et paroi. Arrivés en périphérie ils s’agrègent en encroûtements très compacts et
denses (silice amorphe et hydratée). Dans une tige adulte, la silice peut dépasser 25 % du poids de matière sèche.
« Articulées » • Prêles fossiles
Les Equisetum actuels sont les représentants d’un groupe autrefois très abondant et constitué d’espèces de grande
taille. Ils ont laissé des empreintes bien reconnaissables à leur structure cannelée ; souvent les entrenœuds se sont
séparés les uns des autres en « articles » (d’où le nom du groupe) généralement très volumineux. Les calamites
sont parmi les plus typiques : ces « prêles géantes » étaient des arbres pouvant atteindre 20 à 30 mètres. Ils faisaient
partie des principaux composants de la flore houillère (carbonifère).
4-81. Apex d’une tige
(sporophyte) (d’après R. Buvat).
4-82. Réseau moléculaire
d’un gel de silice.
4-83. Port de calamites.
On trouve le plus souvent le moule interne des tiges désarticulées.
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