4.1 Variabilité du génome
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
b) Haplotype et déséquilibre de liaison
Lorsque plusieurs allèles sont proches les uns des autres, sur la même
molécule d’ADN (c’est-à-dire le même chromosome ou le même ADN
mitochondrial) ils forment un haplotype (fig. 29) 1 , et il existe dans ce
cas un déséquilibre de liaison, DL. Il y a DL lorsque plusieurs allèles,
du fait de leur proximité physique, sont associés entre eux plus souvent
que ne le voudrait le hasard. Le DL c’est la tendance qu’ont des allèles
d’être co-hérités du fait d’un nombre réduit de recombinaisons. Il y a
par exemple DL entre des marqueurs génotypiques de proximité et la
mutation caractéristique d’une maladie génétique monoallélique, c’està-dire d’une maladie résultant d’une mutation unique dans un seul
gène et qui ne s’est pas répétée historiquement (voir plus loin 5.1. Les
SNPs, et aussi 5.2. « Genome-Wide Associations »).
c) Recombinaison
On en a déjà parlé (§ 3.3). C’est l’échange de segments ADN entre
deux chromosomes d’une même paire, cet échange se produit habituellement au cours de la méiose lors du « cross-over », il ne peut se faire
que si les chromosomes sont strictement homologues et peuvent s’aligner de façon rigoureuse, le processus est réciproque, il n’y a, en effet,
ni perte ni gain de matériel, mais simple échange.
Un autre schéma est constitué par les recombinaisons inégales qui
expliquent la formation de Familles, voir de grandes familles multigéniques. Par exemple, la grande famille des récepteurs hormonaux nucléaires possédant un site de liaison avec l’ADN. Elle inclut les récepteurs
de la thyroxine, de la progestérone, de l’aldostérone… Tous ces récepteurs ont plusieurs éléments structuraux extrêmement homologues (les
segments permettant la fixation du ligand, ceux qui lient le récepteur à
l’ADN…) qui leur ont été conférés au cours de l’évolution.
1. L’ADN mitochondrial et la très grande majorité de l’ADN du chromosome Y
ne sont pas recombinants (fig. 23 & 24), la diversité des haplotypes ne peut,
dans ces conditions, être obtenue que par une mutation. Dans tous les autres cas
la diversité des haplotypes est obtenue soit par mutation soit par recombinaison.
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