3.3 Les grands mécanismes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
vont contrôler spécifiquement la dégradation de l’ARNm. L’ARNi est
très efficace et son efficacité est amplifiée par le fait que l’activité des siRNAs
peut être amplifiée par l’effet d’une « RNA-dependent polymérase » qui
fonctionne sans l’aide d’amorce.
Les « microRNA », miRNA, ont des propriétés analogues à celles
des siRNA, mais ils bloquent la traduction par un mécanisme différent,
en se liant aux ARNms, et non pas en les détruisant. Les miRNA proviennent de précurseurs qui sont des ARN très longs (70 nucléotides). Il y a des miRNA spécifiques dans le muscle, dans le myocarde
etc., miR-1, miR133… Le rôle de l’ARNi dans la régulation du fonctionnement cellulaire est complexe et encore imparfaitement connu.
b) Après la traduction
Les produits de la traduction peuvent subir encore plusieurs types de
modifications qui en altèrent profondément la nature. Certaines protéines, les protéoglycanes et les glycoprotéines, se lient aux chaînes latérales de différents glucides par glycolysation, en particulier celles qui
sont secrétées ou exportées hors de la membrane. Les oligosaccharides
sont préformés et ajoutés tels quels à l’extrémité de ces protéines.
D’autres modifications peuvent survenir : phosphorylation par des
kinases spécifiques, déphosphorylation par des phosphatases spécifiques, méthylation (d’une lysine) par des méthylases, hydroxylation (de
la proline en hydroxyproline, acide aminé spécifique du collagène),
carboxylation.
3.3.3 Réplication et réparation de l’ADN
Cycle cellulaire
a) Réplication
Au cours du cycle cellulaire, pendant la phase S, avant la mitose,
l’ADN se dédouble par un processus particulier et complexe qui met
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