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5 • Techniques et biotechnologies
Martin Evans, tous Américains) le dernier prix Nobel (2007). Il leur
a permis de développer plusieurs modèles de pathologie expérimentale
dont un modèle de mucoviscidose et un modèle d’hypertension artérielle en vue de promouvoir une thérapie par réparation des gènes
défectueux.
5.3.4 Transferts de gènes dans des cellules
non germinales
Il est possible d’injecter dans certains tissus une construction génétique
et de faire exprimer le gène ainsi injecté, in situ. Cette technique a initialement été rapportée dans le muscle squelettique, puis dans le cœur.
Elle permet des études de fond sur la régulation de l’expression, la
valeur d’un promoteur, sa sensibilité à des agents hormonaux par
exemple. Elle est aussi potentiellement d’usage thérapeutique et a été
envisagée dans le traitement des dystrophies musculaires.
L’un des tout premiers tissus qui a été la cible est le muscle d’origine
squelettique, d’accès facile. L’injection, dans le muscle quadriceps de
souris, d’une construction faite d’un gène « reporter » et d’un vecteur
d’expression, le plasmide pSP qui possède un « polylinker » qui leur
permet de se lier à n’importe quelle séquence et un promoteur (généralement pour la polymérase SP6, ici pour la polymérase T7) qui leur
permet de transcrire en RNA la séquence insérée. En utilisant d’autres
promoteurs et la beta-galactosidase comme « reporter », il a pu localiser
cette expression, environ 10-30 % des cellules sont positives autour du
point d’injection et la réponse est dose-dépendante. Le niveau d’expression reste encore élevé après 30 jours, plusieurs arguments laissent à
penser que la construction reste circulaire et extra-chromosomique.
Les muscles, d’origine squelettique ou cardiaque, sont apparemment les
seuls tissus dans lesquels ce genre d’expression est possible à un niveau
important, peut-être à cause de leur structure ou à cause de leur capacité à se régénérer rapidement. Les mêmes essais se sont avérés pratiquement négatifs dans d’autres tissus, comme le foie par exemple.
5 • Techniques et biotechnologies
Martin Evans, tous Américains) le dernier prix Nobel (2007). Il leur
a permis de développer plusieurs modèles de pathologie expérimentale
dont un modèle de mucoviscidose et un modèle d’hypertension artérielle en vue de promouvoir une thérapie par réparation des gènes
défectueux.
5.3.4 Transferts de gènes dans des cellules
non germinales
Il est possible d’injecter dans certains tissus une construction génétique
et de faire exprimer le gène ainsi injecté, in situ. Cette technique a initialement été rapportée dans le muscle squelettique, puis dans le cœur.
Elle permet des études de fond sur la régulation de l’expression, la
valeur d’un promoteur, sa sensibilité à des agents hormonaux par
exemple. Elle est aussi potentiellement d’usage thérapeutique et a été
envisagée dans le traitement des dystrophies musculaires.
L’un des tout premiers tissus qui a été la cible est le muscle d’origine
squelettique, d’accès facile. L’injection, dans le muscle quadriceps de
souris, d’une construction faite d’un gène « reporter » et d’un vecteur
d’expression, le plasmide pSP qui possède un « polylinker » qui leur
permet de se lier à n’importe quelle séquence et un promoteur (généralement pour la polymérase SP6, ici pour la polymérase T7) qui leur
permet de transcrire en RNA la séquence insérée. En utilisant d’autres
promoteurs et la beta-galactosidase comme « reporter », il a pu localiser
cette expression, environ 10-30 % des cellules sont positives autour du
point d’injection et la réponse est dose-dépendante. Le niveau d’expression reste encore élevé après 30 jours, plusieurs arguments laissent à
penser que la construction reste circulaire et extra-chromosomique.
Les muscles, d’origine squelettique ou cardiaque, sont apparemment les
seuls tissus dans lesquels ce genre d’expression est possible à un niveau
important, peut-être à cause de leur structure ou à cause de leur capacité à se régénérer rapidement. Les mêmes essais se sont avérés pratiquement négatifs dans d’autres tissus, comme le foie par exemple.
