5.3 Transferts géniques
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
b) Infection virale, cancérogenèse et SIDA
Les cellules cancéreuses sont des cellules qui ont à la fois acquis l’immortalité, et l’indépendance à l’égard des facteurs de croissance, elles ont
aussi perdu l’inhibition de contact. La pathogénie du cancer ne peut
bien entendu pas se résumer en quelques lignes. On se bornera ici à en
dire quelques mots à propos de la théorie oncogénique et du rôle des
rétrovirus dans la cancérogenèse d’origine virale. Les oncogènes sont
une famille extrêmement hétérogène de gènes et les oncoprotéines sont
des protéines participant toutes, à des degrés divers, au processus de
croissance et de développement. Selon cette théorie, le cancer serait dû
à une perversion des oncogènes. Cette perversion peut porter sur le
promoteur ou la portion codante, elle est créée par le virus lui-même
(mais pourrait aussi être créée par une agression chimique ou physique
comme celles provoquées par le tabac ou la radioactivité). Cette théorie
tire son origine de la découverte des effets cancérigènes d’un oncogène,
v-src, présent dans le Virus du Sarcome de Rous (VRS) et l’identification de cet oncogène, c-src, dans le génome de nombreuses espèces animales. On a depuis identifié chez l’homme quelques exemples de
rétrovirus humains cancérigènes, comme HTLV responsable de leucémies (qui sont des cancers des globules blancs). Le virus de l’hépatite
B, n’est pas à proprement parlé un rétrovirus, mais il peut dans certains
cas (5 % des hépatites B), s’intégrer dans le génome des cellules hépatiques et les transformer.
Les virus HIV, « Human Immunodeficiency Virus », sont responsables du SIDA. Leur description nécessiterait tout un livre. Les virus
HIV sont des rétrovirus qui s’intègrent donc dans le génome de la cellule-hôte et infecte les lymphocytes T, l’infection ici détruit les cellules
immunitaires, à la différence de l’infection due au virus HTLV, et supprime de fait la capacité de se défendre contre les infections microbiennes normalement inoffensives chez des individus normaux. Ces malades
meurent d’infections parfois bénignes. Ce rétrovirus possède la séquence
commune à tous les rétrovirus, mais plusieurs gènes supplémentaires
lui sont rattachés qui jouent un rôle particulier dans la reproduction
du virus.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
b) Infection virale, cancérogenèse et SIDA
Les cellules cancéreuses sont des cellules qui ont à la fois acquis l’immortalité, et l’indépendance à l’égard des facteurs de croissance, elles ont
aussi perdu l’inhibition de contact. La pathogénie du cancer ne peut
bien entendu pas se résumer en quelques lignes. On se bornera ici à en
dire quelques mots à propos de la théorie oncogénique et du rôle des
rétrovirus dans la cancérogenèse d’origine virale. Les oncogènes sont
une famille extrêmement hétérogène de gènes et les oncoprotéines sont
des protéines participant toutes, à des degrés divers, au processus de
croissance et de développement. Selon cette théorie, le cancer serait dû
à une perversion des oncogènes. Cette perversion peut porter sur le
promoteur ou la portion codante, elle est créée par le virus lui-même
(mais pourrait aussi être créée par une agression chimique ou physique
comme celles provoquées par le tabac ou la radioactivité). Cette théorie
tire son origine de la découverte des effets cancérigènes d’un oncogène,
v-src, présent dans le Virus du Sarcome de Rous (VRS) et l’identification de cet oncogène, c-src, dans le génome de nombreuses espèces animales. On a depuis identifié chez l’homme quelques exemples de
rétrovirus humains cancérigènes, comme HTLV responsable de leucémies (qui sont des cancers des globules blancs). Le virus de l’hépatite
B, n’est pas à proprement parlé un rétrovirus, mais il peut dans certains
cas (5 % des hépatites B), s’intégrer dans le génome des cellules hépatiques et les transformer.
Les virus HIV, « Human Immunodeficiency Virus », sont responsables du SIDA. Leur description nécessiterait tout un livre. Les virus
HIV sont des rétrovirus qui s’intègrent donc dans le génome de la cellule-hôte et infecte les lymphocytes T, l’infection ici détruit les cellules
immunitaires, à la différence de l’infection due au virus HTLV, et supprime de fait la capacité de se défendre contre les infections microbiennes normalement inoffensives chez des individus normaux. Ces malades
meurent d’infections parfois bénignes. Ce rétrovirus possède la séquence
commune à tous les rétrovirus, mais plusieurs gènes supplémentaires
lui sont rattachés qui jouent un rôle particulier dans la reproduction
du virus.
