Fiche 38 • Fonctions biologiques des protéines
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tissus. Exemple  : les protéines de surface cellulaire appelées MAC (pour membrane
attack complex).
A l’extérieur des cellules, des protéines de la matrice extracellulaire (collagène, élastine)
assurent notamment l’organisation des tissus et l’adhérence entre les cellules. Le collagène est la protéine la plus abondante de l’organisme humain dont il représente le quart
de la masse protéique.
6. MOUVEMENT
Le raccourcissement des sarcomères des cellules musculaires, étape clé de la contraction, nécessite l’interaction entre de nombreuses protéines, principalement l’actine et la
myosine.
La locomotion des spermatozoïdes met en jeu des flagelles. L’ondulation des flagelles
implique des microtubules constitués de tubuline ainsi que des moteurs protéiques  :
les dynéines. L’organisation des cils est assez semblable à celle des flagelles. Grâce aux
b attements des ces cils, le mucus peut s’évacuer des bronches, du nez ou du vagin.
Par ailleurs, diverses protéines (dynéine, kinésine) jouant des rôles de moteurs moléculaires s’associent aux microtubules pour assurer le déplacement intracellulaire des
vésicules, des organites ou encore des chromosomes.
7. COMMUNICATION ET IMMUNITÉ
La communication entre cellules est nécessaire pour un fonctionnement et un développement coordonnés. Certains récepteurs protéiques lient spécifiquement une hormone
ou un facteur de croissance. Prenons l’exemple du récepteur à l’insuline. Il est constitué
de 4 sous unités protéiques, 2α et 2β. La liaison spécifique entre l’hormone et les sous
unités α entraîne des modifications métaboliques dans les cellules cible de l’insuline.
L’immunité repose également sur la reconnaissance de structures moléculaires par des
protéines spécifiques. Ces dernières appartiennent à deux grandes catégories. La première est constituée des anticorps circulants, regroupant les immunoglobulines A, G
et M. On trouve dans la seconde catégorie des protéines faisant partie intégrante de
membranes cellulaires (ou protéines intrinsèques, Fiche 71) comme les récepteurs TLR
(Toll-like receptors), les anticorps de surface (immunologlobines de types D et E) ou les
molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH).
8. RÉGULATION DE L’EXPRESSION
Une grande variété de protéines régulent l’expression des gènes et ce, à différents
niveaux. Certaines, les protéines TF (facteurs de transcription), régulent la transcription
des gènes. D’autres, comme les IRP (iron regulatory proteins), inhibent ou amplifient la
traduction des ARNm de la ferritine selon la quantité de fer présente dans l’organisme.
9782100724185-Livre.indb 93
20/05/15 19:11
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