Fiche 4 • Masse des molécules
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3. MASSE MOLAIRE D'UNE MOLÉCULE
La masse molaire d’une molécule correspond à la masse d’un nombre de molécules égal
au nombre d’Avogadro, N A =  6,022 10 23   mol –1 . Pour obtenir la masse molaire d’une
molécule, on multipliera sa masse moléculaire moyenne  par le nombre d’Avogadro
(à moins que l’on ne doive calculer la masse molaire de l’un de ses isotopomères). La
masse molaire de l’eau est donc 18,0152 g  mol –1 , celle du glucose 180 g  mol –1 , celle de la
ribonucléase A 12 500 g  mol –1 , etc.
4. UN GRAND NOMBRE DE MACROMOLÉCULES POSSÈDENT DES MASSES MOLAIRES
APPROXIMATIVES
Un grand nombre de macromolécules n’ont pas de constitution précise. C'est le cas des
lipoprotéines (Fiche 74), dont les teneurs en triglycérides, cholestérol libre, cholestérol
estérifié et phospholipides sont variables, même à l’intérieur d’une même classe.
Autre exemple, les polysaccharides (Fiche 65) qui sont généralement constitués de
chaînes de longueurs différentes. L’héparine, un glycosaminoglycanne doté de propriétés anticoagulantes, est effectivement très hétérogène ; cette substance est représentée
par des chaînes de 10 à 100 unités glucidiques.
Par ailleurs, certaines protéines oligomériques, c’est-à-dire constituées de plusieurs
chaînes polypeptidiques ou sous-unités, peuvent présenter différents états d’agrégation
selon les conditions d’étude : concentration, température, pH, présence de ligands spécifiques, etc. ; leurs masses molaires seront donc sujettes à variation.
Dans tous les cas cités, les populations de molécules seront hétérogènes, et les mesures
des masses molaires conduiront à des valeurs statistiques moyennes.
9782100724185-Livre.indb 9
20/05/15 19:10
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