2. Calcul de l’électronégativité
Il existe de nombreuses façons de calculer l’électronégativité d’un atome, ce qui a donné
plusieurs échelles. Citons pour mémoire celle de Mulliken qui définit l’électronégativité
y comme la moyenne du premier potentiel d ’ionisation (PI,) et de l’affinité électronique
iAE)-.X=y2iiP,,.U.
L’échelle de Pauling est la méthode la plus employée.
Pauling compare les énergies de liaison (A) des molécules A,,
et AB. Il définit :
A’(A -B ) = A(A-B) - [A(A-A) x A (B-B)]'^2
La différence d ’électronégativité (x ^ - x^) entre les atomes A et B est alors définie par
la relation :
A’(A-B) = K (x ,-X „)=
K est une constante qui s’exprime en eV ; en conséquence, l’électronégativité est une
grandeur sans dimension. Comme cette formule ne permet de calculer que des différences d’électronégativité, on fixe arbitrairement celle de l’atome d’hydrogène à 2,2.
Le tableau suivant regroupe les électronégativités des éléments des quatre premières
lignes de la classification périodique :
H
2,2
Li
Be
B
C
N
O
F
0,98
1,57
2,04
2,55
3,04
3,44
3,98
Na
Mg
Al
Si
P
S
Cl
0,93
1,31
1,61
1,90
2,19
2,58
3,16
K
Ca
Ga
Ce
As
Se
Br
0,82
1,00
(dix métaux
1,81
2,01
2,18
2,55
2,96
entre 1,50
et 1,80)
■ a
O
c
û
«JD t H
O
CM
(y)
ai 2
'7~
Cl.
>.
C L
O
U
Nous retrouvons dans les données du tableau les grandes tendances déjà observées pour
les PI et les AE. Il faut noter ;
• une variation presque régulière, par incrément de 0,5, pour les éléments les plus fréquemment utilisés en chimie (de B à F) ;
• deux grandes tendances : sur une ligne, l’électronégativité croît de gauche à droite et
elle décroît en général du haut vers le bas sur une colonne ;
• la forte électronégativité des atomes du type O, S, halogènes et la faible électronégativité des métaux en général.
L’électronégativité est une notion très utilisée par les chimistes et fait partie des
connaissances de base indispensables voire de l’outillage mental du chimiste.
D
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