1. Le spectromètre Raman
Un spectromètre Raman se distingue d’un spectromètre IR par la nature de la source
lumineuse, puisque cette fois-ci, il faut une source monochromatique intense de longueur
d’onde fixe. Un laser est employé comme source lumineuse. Les échantillons étudiés
peuvent être dans différents états physiques (solide, liquide, gazeux). La lumière monochromatique est envoyée sur l’échantillon à étudier, la lumière diffusée par cet échantillon
est sélectionnée en longueur d’onde par un monochromateur. Une cellule photoélectrique
produit un courant qui est amplifié et représenté sur le spectrogramme par l’intensité (I).
Les bandes observées étant symétriques par rapport à la bande Rayleigh, seule une partie
du spectrogramme est généralement étudiée (la partie dite « Stokes »).
2. Le spectrogramme Raman
Dans la figure suivante, nous avons reproduit de manière simplifiée le spectre de la
molécule de tétrachlorure de carbone (CCl^). La fréquence des raies de type Stokes et
anti-Stokes est disposée symétriquement par rapport à la raie Raleigh prise comme référence (ordonnées en nombre d ’onde, en c n r').
Raleigh
anti Stokes
-459 - 3'4
J _ L
-2 1 8
Stokes
3 1 4
4 5 9
2 1 8
< U
U
ü U
X
Av cm
T J
O
c
D
û
«JD
t H
O
CM
CT
>CL
O
U
3. Comparaison entre un spectre Infrarouge et Raman
Ces deux spectroscopies sont souvent associées de manière complémentaire. À titre
indicatif le spectre IR de CCl^ est donné ci-dessous.
1200
800
■ ^v—
r
La molécule CCl^ absorbe très peu en IR du fait de sa haute symétrie, mais on constate
que son spectre diffère beaucoup du spectre Raman. En combinant les deux informations,
il est possible de remonter aux propriétés structurelles de la molécule.
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