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2. Les transformations de phases de CO^
L’enthalpie de sublimation du gaz carbonique est 391 kJ • kg“' à - 78,5 °C (il ne passe
pas par la phase liquide à cette température). Son enthalpie de fusion n’est pas connue
avec précision et la valeur de 181 kJ ■ kg“' à - 56 °C a été proposée. Le point triple
est situé à : - 56,6 °C (216,58 K) pour une pression de 519 kPa (5,12 atm) et le point
critique : 31,1 °C (304,18 K) pour une pression de 7,38 x 10^ Pa (72,8 atm). La figure
suivante résume cet ensemble de données.
O -
Le domaine supercritique est aisé à obtenir dans l’industrie, ce qui fait que le CO, supercritique est utilisé comme solvant dans les séparations de produits fragiles à haute valeur
ajoutée, en particulier dans l’industrie pharmaceutique. Tl est considéré comme un très
bon solvant.
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■ J
O
U
G k.
X
UJ
■a
O
c
û
kD
O
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3. Le mélange eau + gaz carbonique
L’eau et le gaz carbonique font très bon ménage, ne serait-ce que dans les sodas, les
bières et le champagne (en présence d ’éthanol dans les deux derniers cas). Il existe un
moyen de forcer un peu les choses : si nous jetons dans l’eau, à température ambiante,
un morceau de « carboglace » (CO^ solide, à environ - 80 °C), ce dernier se trouve
au-dessus de son point de sublimation : le solide se transforme en gaz directement. Ce
gaz est très froid. Au passage, il refroidit des molécules d’eau qui s’échappent avec les
bulles et forment une buée intense au-dessus du liquide. De plus, le liquide se refroidit :
au contact du solide d’une part et parce qu’il doit fournir l’enthalpie de sublimation
(processus endothermique) d’autre part. Ce procédé est employé au théâtre et au cinéma
pour des « effets de brume » non toxiques. On obtient aussi le même résultat en jetant
sur le sol de l’air liquide qui se vaporise aussitôt.
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