Le système n est alors extrêmement stable, ce qui conditionne en grande partie la
réactivité de cette molécule. Par exemple, une réaction d’addition sur une seule double
liaison conduirait à la perte de l’aromaticité puisque le produit ne serait plus que partiellement conjugué. Cette réaction est donc très défavorable et le benzène réagit préférentiellement par des réactions de substitution d’un des atomes d’hydrogène du cycle de
façon à préserver l’aromaticité dans le produit qui est un benzène substitué.
X
+ X,
Le caractère aromatique est également présent dans des molécules polycycliques possédant (4n -I- 2) électrons n. C ’est le cas par exemple dans le naphtalène, l’anthracène
ou le phénanthrène.
oToi ioToTo O O
Naphtalène
Anthracène
Phénanthrène
X J
O
c
û
T—I
O
rs]
3. L’antiaromaticité
Un autre cas très particulier et nettement moins fréquent que celui des molécules aromatiques est celui des molécules antiaromatiques : ce sont des molécules conjuguées
et cycliques possédant 4n électrons tc {n étant un nombre entier). Cette fois-ci, la conjugaison est fortement déstabilisante et les molécules sont très peu stables. Lorsqu’on les
observe, elles sont souvent non planes de façon à éviter la conjugaison. Le prototype des
molécules antiaromatiques, le cyclobutadiène C^H^ n’a pu être observé que récemment
et à très basse température.
Cyclobutadiène
CT
>C L
O
U
115
Précédent

- 118/489

Suivant