Les molécules diatomiques
homonucléaires (suite)
1. La prise en compte de l’interaction s/p
La façon la plus simple de tenir compte de l’interaction entre les OM 2s et 2p^ est de
partir des résultats précédents. Plutôt que de faire interagir les quatre OA entre elles,
on fait interagir les quatre OM qui viennent d’être obtenues et qui sont notées avec un
exposant ® ; du point de vue mathématique, cela est parfaitement équivalent au traitement direct et l’avantage primordial est que l’on peut alors utiliser les propriétés de
symétrie de ces OM par rapport au centre de symétrie. Dans le jeu des quatre orbitales l a , 1 a , 2 a , 2 a , les orbitales qui sont symétriques (g) ne peuvent pas interagir
ê
^
ê
^
Q
avec des orbitales antisymétriques (u). En conséquence, les deux orbitales a ^ interagissent ensemble et il en est de même pour les deux orbitales a ” . Il s’agit dans chaque
cas d’un diagramme d’interaction à deux orbitales :
2a„
2 g „
loi
2g:,
■O
O
c
û
kD
iH
O
rsj
ai
>C L
O
U
lo„
La prise en compte de l’interaction 2s/2p a pour effet essentiel de stabiliser les niveaux
la^ et la^ et de déstabiliser les niveaux 2a^ et 2a^. La conséquence pour ce diagramme
est que l’OM 2a^, qui se situait au-dessous des OM
dans le diagramme simplifié,
est déstabilisée et se trouve plus haute en énergie que les OM 7i^. On obtient ainsi le
diagramme présenté ci-dessous. Celui-ci s’applique pour toutes les molécules où A possède un faible écart s/p, c’est-à-dire pour les éléments allant de l’atome de lithium à
celui d’azote.
2o„
/ /
\ '
/ lo„ \ 0 0
o o
OM d’une molécule diatomique homonucléaire (faible écart s/p)
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