2. O RGANISATION CELLULAIRE
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spécifiques, appelées acides teichoïques (polymères d’alcool-phosphates). Toutes les Bactéries
de ce groupe sont hétérotrophes et répandues
dans des milieux très divers : l’eau et le sol, en particulier, en contiennent un grand nombre ; beaucoup sont des parasites des animaux et de
l’Homme et sont pathogènes (voir figure 2.16). On
peut citer : les Bacillus et les Clostridies, les
Actinomycètes, qui produisent une grande diversité d’antibiotiques, et enfin les Mycoplasmes,
parasites obligatoires des cellules animales ou
végétales, qui sont des cellules sans paroi et très
simplifiées (les plus simples qui soient, avec environ 750 gènes, soit quatre fois plus seulement que
les Virus les plus complexes).
3.2.3. A RCHÉBACTÉRIES
L’identification de ce groupe très original de
Procaryotes date de la fin des années 70 ; caractérisées d’abord pour la plupart par des modes de vie
ou des métabolismes assez particuliers, elles sont
en fait évolutivement différentes à la fois des
Eubactéries et des Eucaryotes. Des données biochimiques, physiologiques et moléculaires très nombreuses, en font un groupe à part des autres êtres
vivants. L’organisation de leurs enveloppes, leur
sensibilité aux antibiotiques, les caractéristiques de
leurs enzymes intervenant dans les processus
génétiques fondamentaux, leur métabolisme photosynthétique ou chimiosynthétique, sont uniques
ou bien partagés à la fois avec ceux des Eubactéries
ou des Eucaryotes. Un résumé comparatif de leurs
caractéristiques sera donné dans le chapitre 16. On
peut citer les groupes suivants :
–les Bactéries méthanogènes, anaérobies strictes
et produisant du méthane. On les trouve en particulier dans les eaux stagnantes et dans le tractus intestinal de nombreux Animaux ; elles sont
la principale source de méthane atmosphérique.
La plupart des espèces réduisent le CO 2 à partir
de H 2 , ce qui en fait des organismes tout à fait
remarquables ;
–les Halobactéries, qui sont des halophiles
extrêmes, exigeant des concentrations salines
très élevées (jusqu’à 30 % de NaCl), sont rencontrées dans les lacs salés ou les saumures alimentaires. Certaines possèdent un mécanisme
original de capture de la lumière, à la base d’une
photosynthèse très particulière (voir chapitre 6) ;
–les Thermophilese xtrêmes, aérobies ou anaérobies, qui vivent dans des conditions écologiques
étonnantes : milieux très acides (jusqu’à pH1), à
des températures dépassant 100 °C. On les trouve
lipopolysaccharides
membrane externe
peptidoglycane
membrane cytoplasmique
Bactéries à Gram négatif
Bactéries à Gram positif
P
P
Figure 2.15
Organisation de la paroi et des membranes limitantes des Bactéries à Gram négatif (à gauche) et à Gram positif (à droite)
Noter la présence d’une membrane externe munie de pores protéiques (P = porine) et de glycolipides particuliers
(lipopolysaccharides) chez les Bactéries à Gram négatif.
Grossissement : 190 000.
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