2. O RGANISATION CELLULAIRE
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Flagellés, les Amibes, les Actinopodes et les
Ciliés. De très nombreux représentants de ces
groupes vivent en parasites chez les Animaux
domestiques et l’Homme et sont responsables de
maladies graves : amibiases, toxoplasmoses, paludisme, trypanosomiases (maladie du sommeil).
3.2. Plan d’organisation procaryotique
3.2.1. C ARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
DES ORGANISMES PROCARYOTIQUES
Les organismes procaryotiques sont en grande
majorité unicellulaires, généralement de forme
sphérique ou en bâtonnets (voir figure 2.14). Les
plus complexes d’entre eux présentent cependant
une organisation filamenteuse (où toutes les cellules sont identiques, sauf exception), ou bien de
type pseudomycélien (avec des filaments «plurinucléés» présentant des ramifications, à la manière
de ce qu’on observe chez les Champignons). Les
cellules qui les constituent ont une taille moyenne
comprise entre 1 et 10 µ m, mais certaines d’entre
elles atteignent exceptionnellement des tailles de
l’ordre de 0,1 à 1m m. On utilise souvent le terme
générique de Bactéries pour désigner les différentes espèces de Procaryotes.
Le plan d’organisation cellulaire est ici considérablement plus simple que celui décrit pour les
Eucaryotes. De façon générale, les seules membranes rencontrées dans ces cellules sont celles qui
les limitent, ou bien des systèmes membranaires
internes qui en dérivent et y sont plus ou moins
directement associés. L’intérieur de la cellule ne
présente donc pas d’organites et de compartimentation poussée (ce qui n’exclut pas une localisation
préférentielle de certaines enzymes) ; en particulier, le patrimoine génétique n’est pas enfermé
dans un système membranaire clos et il n’existe
pas de «noyau vrai». Ceci entraîne une continuité
entre les lieux où se déroulent les différentes
étapes de l’expression de l’information génétique ;
l’organisation moléculaire du matériel génétique
est, probablement en rapport avec ce fait, très différente chez les Procaryotes et les Eucaryotes.
Les mouvements intracellulaires sont absents
dans les cellules procaryotiques, de même que les
processus d’endo- et d’exocytose, car il n’existe
pas de cytosquelette au sein de leur cytoplasme.
Une caractéristique remarquable de très nombreux
Procaryotes est l’existence d’une double membrane limitante, la membrane cytoplasmique classique étant doublée extérieurement par une autre
membrane phospholipidique typique.
À quelques exceptions près, concernant des
Bactéries parasites très simplifiées, toutes les cellules procaryotiques sont pourvues d’une paroi
rigide plus ou moins épaisse ; celle-ci assure un
rôle de protection mécanique qui est rendu nécessaire par la pression osmotique interne très élevée.
Le type d’organisation de la paroi et des membranes limitantes constitue une base importante de
la classification chez les Bactéries «classiques»,
dites Eubactéries. La motilité cellulaire est généralement assurée par des flagelles, à structure simple
et à mode de fonctionnement particulier (rotation),
qui sont fondamentalement différents de ceux
observés chez les Eucaryotes ; certaines formes
sont mobiles par glissement sur le support.
La division chez les Procaryotes présente des
modalités très simplifiées, comparé à ce que l’on
décrit chez les Eucaryotes. La duplication de
l’unique chromosome bactérien est coordonnée
avec la croissance, de sorte que la division a lieu
immédiatement après la fin de cette duplication.
Les deux chromosomes-frères, reliés à la membrane plasmique, sont séparés par une cloison qui
partage la cellule initiale en deux ; ce type de division simple est nommé scissiparité. Dans des
Figure 2.14
Morphologie de quelques cellules bactériennes :
bacilles et coques ( 2 600)
(a) Bacillus megaterium ; (b) Tetracoccus canadensis (d’après
Robinow).
a
b
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