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B IOLOGIE CELLULAIRE
retenue comme cellule type, dans la mesure où elle
renferme tous les organites caractéristiques, de
manière équilibrée, à la différence de certaines cellules différenciées, comme celles que nous évoquerons plus loin. Ce schéma devra évidemment être
complété par les structures que seule la microscopie électronique permet d’observer : lysosomes,
peroxysomes, endosomes, vésicules d’endocytose,
ribosomes, centrioles…
Les cellules animales possèdent en outre plusieurs caractéristiques liées au fait qu’elles appartiennent à des organismes nécessairement
pluricellulaires, où elles sont organisées en tissus,
eux-mêmes assemblés en organes et appareils. Ces
derniers assurent des fonctions physiologiques
précises : digestion, respiration, locomotion, excrétion… Au sein de certains tissus, les cellules sont
étroitement accrochées entre elles par des dispositifs cytologiquement identifiables, appelés jonctions intercellulaires, dont la fonction première est
d’assurer une cohésion mécanique. Elles sont sans
équivalent dans tous les autres groupes eucaryotiques. Certaines permettent une communication
directe entre les cytoplasmes et autorisent le passage de petites molécules d’une cellule à l’autre.
Dans d’autres tissus, les cellules ne sont pas
jointives, et les espaces intercellulaires sont remplis
d’une substance chimiquement complexe et hautement structurée résultant d’une sécrétion par des
cellules spécialisées : il s’agit de la matrice extracellulaire. Longtemps considéré comme amorphe
et inerte, ce composant qui est parfois majoritaire
dans certains tissus remplit un grand nombre de
fonctions inattendues (voir chapitre 14).
Les cellules animales présentent souvent des
morphologies et des organisations internes complexes, en relation avec une fonction spécialisée ;
on peut citer, par exemple, les cellules nerveuses
(conduction à distance d’un signal électrique), les
cellules musculaires (contraction), les cellules
sécrétrices (production de substances extracellulaires), les cellules en bâtonnet de la rétine (réception d’un signal lumineux), les cellules
épithéliales… (voir figure 2.9). Chez les Animaux
les plus complexes, on recense jusqu’à 250 types
cellulaires distincts, reconnaissables par leurs seuls
traits structuraux. Ceci est évidemment en rapport
avec le mode de vie typique de ces êtres, qui
implique la mobilité et une vie de relation importante et, pour les plus évolués d’entre eux, une
homéostasie rigoureuse du milieu intérieur.
3.1.3. C ELLULES VÉGÉTALES. O RGANISMES VÉGÉTAUX
Les cellules des Végétaux diffèrent des cellules
animales par une taille plus grande (50 à 250 µ m),
Figure 2.8
Schéma d’une coupe de cellule animale typique
(hépatocytede Mammifère), observée en microscopie
photonique après coloration
Les principaux organites sont identifiés.
c:centrosome ; g:glycogène ; gl : gouttelette lipidique ;
h:hyaloplasme ; m:mitochondries ; mp : membrane
plasmique ; n:noyau ; nu : nucléole.
mp
nu
n
g
c
gl
h
m
Figure 2.9
Épithélium intestinal de mollusque
Cet épithélium prismatique simple, à hautes cellules,
porte des cils vibratiles ancrés dans le cytoplasme par de
profondes racines ciliaires (cr). Il repose sur une fine
lame basale (bm). Collection Labo. BG, Orsay.
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