472 B IOLOGIE CELLULAIRE
R ÉSUMÉ
Les viroïdes, les plasmides et les Virus sont des
entités génétiques se reproduisant au sein des cellules vivantes, dont ils dépendent entièrement
pour les mécanismes nécessaires à l’accomplissement de leur cycle. Parmi eux, seuls les Virus présentent une phase de «vie» autonome, au cours de
laquelle leur matériel génétique est protégé par
une coque protéique entourée, dans certains cas,
d’une enveloppe membranaire.
Les viroïdes sont des agents pathogènes de plantes
très particuliers formés d’une molécule d’ARN
double-brin fermé ; ils ne codent pour aucune protéine et interfèrent sans doute avec les mécanismes
intervenant dans la transcription ou la traduction
des cellules-hôtes. Les plasmides sont constitués
d’ADN double-brin circulaire et ils infectent de
nombreuses Bactéries. Grâce aux enzymes qu’ils
codent, ces mini-chromosomes confèrent aux cellules qui les hébergent des propriétés intéressantes :
résistance à des antibiotiques, fabrication de
toxines ou de peptides participant à la compétition
interspécifique, aptitude à utiliser de nombreux
métabolites.
Les Virus sont des éléments génétiques, en général
pathogènes, dont les formes de dissémination sont
nommées virions. Leur organisation et leur taille
sont très diverses et permettent l’empaquetage
d’un matériel génétique de complexité variable,
allant de quelques unités à plusieurs centaines de
gènes. Trois types structuraux majeurs de virions
sont reconnus : les virions hélicoïdaux, icosaédriques et les Bactériophages complexes. Chez les
Virus d’Animaux, les deux premières catégories
de nucléocapsides peuvent exister à l’état nu ou
être recouvertes d’une enveloppe phospholipidique dérivée de la membrane plasmique de
l’hôte.
En fonction de la nature chimique de leur matériel
génétique, les Virus ont développé des stratégies
d’expression diverses et très originales par rapport
aux processus cellulaires habituels. Les Virus à
ADN ont un fonctionnement relativement simple,
puisqu'ils utilisent directement les mécanismes et
la machinerie cellulaire pour accomplir leur cycle.
La multiplication des Virus à ARN nécessite des
enzymes que ne possèdent pas leurs celluleshôtes ; celles-ci sont codées par leur propre
génome et doivent, dans certains cas (Virus à brin
d’ARN négatif), être empaquetées dans le virion
lui-même. Enfin, les Rétrovirus constituent une
classe très particulière de Virus, car ils inversent le
flux classique de l’expression de l’information
génétique ; leur génome d’ARN est recopié en
ADN, puis intégré dans le matériel génétique de la
cellule-hôte. Ils sont le plus souvent cancérigènes.
Les prions sont des agents infectieux non conventionnels, pour lesquels aucun matériel génétique
n’a pu être identifié. Il s’agit en fait de protéines
qui acquièrent, pour diverses raisons, une stabilité
les rendant indestructibles dans les conditions biologiques. Leur accumulation lente dans les tissus
nerveux des Mammifères est responsable de dégénérescences mortelles. La transmission de ces particules franchit la barrière d’espèce.
R ÉSUMÉ
Les viroïdes, les plasmides et les Virus sont des
entités génétiques se reproduisant au sein des cellules vivantes, dont ils dépendent entièrement
pour les mécanismes nécessaires à l’accomplissement de leur cycle. Parmi eux, seuls les Virus présentent une phase de «vie» autonome, au cours de
laquelle leur matériel génétique est protégé par
une coque protéique entourée, dans certains cas,
d’une enveloppe membranaire.
Les viroïdes sont des agents pathogènes de plantes
très particuliers formés d’une molécule d’ARN
double-brin fermé ; ils ne codent pour aucune protéine et interfèrent sans doute avec les mécanismes
intervenant dans la transcription ou la traduction
des cellules-hôtes. Les plasmides sont constitués
d’ADN double-brin circulaire et ils infectent de
nombreuses Bactéries. Grâce aux enzymes qu’ils
codent, ces mini-chromosomes confèrent aux cellules qui les hébergent des propriétés intéressantes :
résistance à des antibiotiques, fabrication de
toxines ou de peptides participant à la compétition
interspécifique, aptitude à utiliser de nombreux
métabolites.
Les Virus sont des éléments génétiques, en général
pathogènes, dont les formes de dissémination sont
nommées virions. Leur organisation et leur taille
sont très diverses et permettent l’empaquetage
d’un matériel génétique de complexité variable,
allant de quelques unités à plusieurs centaines de
gènes. Trois types structuraux majeurs de virions
sont reconnus : les virions hélicoïdaux, icosaédriques et les Bactériophages complexes. Chez les
Virus d’Animaux, les deux premières catégories
de nucléocapsides peuvent exister à l’état nu ou
être recouvertes d’une enveloppe phospholipidique dérivée de la membrane plasmique de
l’hôte.
En fonction de la nature chimique de leur matériel
génétique, les Virus ont développé des stratégies
d’expression diverses et très originales par rapport
aux processus cellulaires habituels. Les Virus à
ADN ont un fonctionnement relativement simple,
puisqu'ils utilisent directement les mécanismes et
la machinerie cellulaire pour accomplir leur cycle.
La multiplication des Virus à ARN nécessite des
enzymes que ne possèdent pas leurs celluleshôtes ; celles-ci sont codées par leur propre
génome et doivent, dans certains cas (Virus à brin
d’ARN négatif), être empaquetées dans le virion
lui-même. Enfin, les Rétrovirus constituent une
classe très particulière de Virus, car ils inversent le
flux classique de l’expression de l’information
génétique ; leur génome d’ARN est recopié en
ADN, puis intégré dans le matériel génétique de la
cellule-hôte. Ils sont le plus souvent cancérigènes.
Les prions sont des agents infectieux non conventionnels, pour lesquels aucun matériel génétique
n’a pu être identifié. Il s’agit en fait de protéines
qui acquièrent, pour diverses raisons, une stabilité
les rendant indestructibles dans les conditions biologiques. Leur accumulation lente dans les tissus
nerveux des Mammifères est responsable de dégénérescences mortelles. La transmission de ces particules franchit la barrière d’espèce.
