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B IOLOGIE CELLULAIRE
3. VIRUS ET PLASMIDES
COMME MODÈLES D’ÉTUDE
ET OUTILS EN BIOLOGIE
Les Virus détournent et utilisent, pour leur
reproduction, l’ensemble de la machinerie de la
cellule-hôte, aussi bien en ce qui concerne la réplication et la transcription de leur génome que pour
sa traduction en protéines. Pour pouvoir être
déchiffré, ce dernier doit donc présenter des caractéristiques générales identiques à celles du matériel
génétique de la cellule-hôte (Procaryotique ou
Eucaryotique), c’est-à-dire une organisation continue ou discontinue des gènes, et des signaux spécifiques de démarrage et de terminaison des
divers processus qu’on vient de rappeler. C’est à
ce titre que les Virus constituent des outils privilégiés pour l’analyse expérimentale de nombreux
phénomènes moléculaires et cellulaires : processus
d’autoassemblage, mécanismes fondamentaux de
la réplication et de l’expression du génome, transvirion
adsorption et fusion membranaire
libération de la capside
et décapsidation
transcriptase
inverse
protéines virales :
– d'enveloppe
– de capside
– de transcriptase
nouvelle capside
assemblée
bourgeonnement des virions
circularisation
de l'ADN
du provirus
ADN de l'hôte
avec provirus
intégré
ARNm
génomiques
ARNm
ADN/ARN
ADN
ARNm
destruction des lymphocytes infectés. La conséquence de ceci est grave car les lymphocytes de
cette classe sont au cœur d’un réseau dense
d’interactions avec les autres cellules immunitaires : ils sécrètent en effet des médiateurs chimiques (les lymphokines, dont l’interleukine 2;
voir chapitre 13) qui stimulent leurs fonctions.
En leur absence, les lymphocytes B ne sont plus
activés à produire des anticorps circulants, les
cellules T8 (dites cytotoxiques) ne détruisent
plus les cellules infectées par des Virus, et les
macrophages ne sont plus stimulés à phagocyter
les Bactéries. En fin de compte, les individus
atteints manifestent une immunodéficience profonde qui laisse la porte ouverte à toutes sortes
d’infections opportunistes et à certains cancers
comme le Sarcome de Kaposi. Ces maladies sont
dites opportunistes car elles ne sont pas en soi
très graves, mais elles le deviennent chez des
personnes dont le système immunitaire est
déprimé ; il s’agit de pneumonies, méningites,
encéphalites, infections de l’œsophage, de l’intestin ou de la peau, dues à des parasites variés :
Virus, Bactéries, Champignons et Protistes.
Figure 15.11
Schéma simplifié du cycle d’un Rétrovirus
B IOLOGIE CELLULAIRE
3. VIRUS ET PLASMIDES
COMME MODÈLES D’ÉTUDE
ET OUTILS EN BIOLOGIE
Les Virus détournent et utilisent, pour leur
reproduction, l’ensemble de la machinerie de la
cellule-hôte, aussi bien en ce qui concerne la réplication et la transcription de leur génome que pour
sa traduction en protéines. Pour pouvoir être
déchiffré, ce dernier doit donc présenter des caractéristiques générales identiques à celles du matériel
génétique de la cellule-hôte (Procaryotique ou
Eucaryotique), c’est-à-dire une organisation continue ou discontinue des gènes, et des signaux spécifiques de démarrage et de terminaison des
divers processus qu’on vient de rappeler. C’est à
ce titre que les Virus constituent des outils privilégiés pour l’analyse expérimentale de nombreux
phénomènes moléculaires et cellulaires : processus
d’autoassemblage, mécanismes fondamentaux de
la réplication et de l’expression du génome, transvirion
adsorption et fusion membranaire
libération de la capside
et décapsidation
transcriptase
inverse
protéines virales :
– d'enveloppe
– de capside
– de transcriptase
nouvelle capside
assemblée
bourgeonnement des virions
circularisation
de l'ADN
du provirus
ADN de l'hôte
avec provirus
intégré
ARNm
génomiques
ARNm
ADN/ARN
ADN
ARNm
destruction des lymphocytes infectés. La conséquence de ceci est grave car les lymphocytes de
cette classe sont au cœur d’un réseau dense
d’interactions avec les autres cellules immunitaires : ils sécrètent en effet des médiateurs chimiques (les lymphokines, dont l’interleukine 2;
voir chapitre 13) qui stimulent leurs fonctions.
En leur absence, les lymphocytes B ne sont plus
activés à produire des anticorps circulants, les
cellules T8 (dites cytotoxiques) ne détruisent
plus les cellules infectées par des Virus, et les
macrophages ne sont plus stimulés à phagocyter
les Bactéries. En fin de compte, les individus
atteints manifestent une immunodéficience profonde qui laisse la porte ouverte à toutes sortes
d’infections opportunistes et à certains cancers
comme le Sarcome de Kaposi. Ces maladies sont
dites opportunistes car elles ne sont pas en soi
très graves, mais elles le deviennent chez des
personnes dont le système immunitaire est
déprimé ; il s’agit de pneumonies, méningites,
encéphalites, infections de l’œsophage, de l’intestin ou de la peau, dues à des parasites variés :
Virus, Bactéries, Champignons et Protistes.
Figure 15.11
Schéma simplifié du cycle d’un Rétrovirus
