460 B IOLOGIE CELLULAIRE
protéines de la membrane plasmique de l’hôte.
Ces dernières, qui fonctionnent comme des récepteurs, sont normalement associées à d’autres fonctions cellulaires, mais elles sont en fait détournées
par les Virus, qui ont «appris » à les reconnaître.
Cette étape de reconnaissance se termine par
l’adsorption du virion sur la surface cellulaire ;
celui-ci possède, de cette façon, une spécificité pour
son hôte que ne présente pas son acide nucléique
nu, lequel peut, dans certains cas être infectieux
seul. En raison de leur paroi cellulosique protectrice, l’infection des cellules végétales ne peut se
faire qu’à l’occasion de blessures ou bien, ce qui est
le plus fréquent, lors de piqûres par des Insectes
tels que les pucerons qui sont, eux-mêmes, infectés
et vecteurs du Virus.
• Pénétration du Virus ou de son matériel génétique
Dans le cas des Virus d’Animaux, il y a soit
fusion membranaire (virions enveloppés), soit
endocytose et passage par le compartiment endosomal (voir chapitres 6 et 7). La libération de la
nucléocapside et du matériel génétique dans le
hyaloplasme ( décapsidation) est donc immédiate,
ou bien décalée dans le temps. Chez les Végétaux,
il n’y a pratiquement pas de Virus enveloppés et,
comme on l’a vu plus haut, l’injection des virions
se fait directement dans le cytoplasme. Chez les
Bactéries, la situation est encore différente, car la
plupart des Bactériophages introduisent, par
divers procédés plus ou moins actifs, uniquement
leur matériel génétique dans les cellules ; le cas des
Bactériophages T2 ou T4, qui fonctionnent comme
des seringues à ADN, est tout à fait remarquable.
• Expression et réplication du matériel génétique
Comme nous l’avons vu, il existe ici de grandes
différences en fonction de la nature du matériel
génétique viral ; elles sont à la base d’une classification biologique des Virus. Les principaux cas de
figure de fonctionnement des génomes viraux
seront illustrés par des exemples détaillés.
• Assemblage des particules virales
L’expression du génome viral, qui se réalise au
moyen de la machinerie de l’hôte, conduit à la
fabrication des protéines du virion (capside, enveloppe et parfois enzymes). De plus, la réplication
du génome viral aboutit à la synthèse d’un grand
nombre de copies de celui-ci ; des processus
d’autoassemblage sont enfin responsables de la
réunion de ces deux types de constituants et de la
mise en place des nucléocapsides, ou bien des particules virales complètes (cas des Bactériophages,
par exemple) au sein du cytoplasme.
• Libération des virions
Cette dernière phase varie selon les organismes.
Chez les Bactéries, des enzymes produites en fin
de cycle viral détruisent les membranes cellulaires
et provoquent la lyse de l’hôte, ce qui conduit à la
libération des virions dans le milieu. Chez les cellules animales, le mécanisme peut être le même,
mais on observe le plus souvent un phénomène de
bourgeonnement, à travers la membrane plasmique, qui est à l’origine des Virus à enveloppe ;
les protéines membranaires d’origine virale sont
mises en place à ce niveau grâce aux mécanismes
cellulaires habituellement utilisés pour ce type de
protéines (voir figures 15.9 et 15.12). En ce qui
concerne les Virus de Végétaux, il n’y a pas de sortie spontanée des virions, mais intervention des
mécanismes de blessure ou des Insectes.
Figure 15.9
Phénomène de bourgeonnement des virions
à travers la membrane plasmique
Cliché montrant la formation progressive du virion qui
se pince à partir de la membrane plasmique, après que la
nucléocapside se soit rapprochée de cette dernière. Le
schéma précise l’origine des protéines de l’enveloppe
virale, enchâssées dans la bicouche lipidique.
nucléocapside
cytoplasme
Protéine
de l’hôte
Libération
du virion
Protéine
virale
protéines de la membrane plasmique de l’hôte.
Ces dernières, qui fonctionnent comme des récepteurs, sont normalement associées à d’autres fonctions cellulaires, mais elles sont en fait détournées
par les Virus, qui ont «appris » à les reconnaître.
Cette étape de reconnaissance se termine par
l’adsorption du virion sur la surface cellulaire ;
celui-ci possède, de cette façon, une spécificité pour
son hôte que ne présente pas son acide nucléique
nu, lequel peut, dans certains cas être infectieux
seul. En raison de leur paroi cellulosique protectrice, l’infection des cellules végétales ne peut se
faire qu’à l’occasion de blessures ou bien, ce qui est
le plus fréquent, lors de piqûres par des Insectes
tels que les pucerons qui sont, eux-mêmes, infectés
et vecteurs du Virus.
• Pénétration du Virus ou de son matériel génétique
Dans le cas des Virus d’Animaux, il y a soit
fusion membranaire (virions enveloppés), soit
endocytose et passage par le compartiment endosomal (voir chapitres 6 et 7). La libération de la
nucléocapside et du matériel génétique dans le
hyaloplasme ( décapsidation) est donc immédiate,
ou bien décalée dans le temps. Chez les Végétaux,
il n’y a pratiquement pas de Virus enveloppés et,
comme on l’a vu plus haut, l’injection des virions
se fait directement dans le cytoplasme. Chez les
Bactéries, la situation est encore différente, car la
plupart des Bactériophages introduisent, par
divers procédés plus ou moins actifs, uniquement
leur matériel génétique dans les cellules ; le cas des
Bactériophages T2 ou T4, qui fonctionnent comme
des seringues à ADN, est tout à fait remarquable.
• Expression et réplication du matériel génétique
Comme nous l’avons vu, il existe ici de grandes
différences en fonction de la nature du matériel
génétique viral ; elles sont à la base d’une classification biologique des Virus. Les principaux cas de
figure de fonctionnement des génomes viraux
seront illustrés par des exemples détaillés.
• Assemblage des particules virales
L’expression du génome viral, qui se réalise au
moyen de la machinerie de l’hôte, conduit à la
fabrication des protéines du virion (capside, enveloppe et parfois enzymes). De plus, la réplication
du génome viral aboutit à la synthèse d’un grand
nombre de copies de celui-ci ; des processus
d’autoassemblage sont enfin responsables de la
réunion de ces deux types de constituants et de la
mise en place des nucléocapsides, ou bien des particules virales complètes (cas des Bactériophages,
par exemple) au sein du cytoplasme.
• Libération des virions
Cette dernière phase varie selon les organismes.
Chez les Bactéries, des enzymes produites en fin
de cycle viral détruisent les membranes cellulaires
et provoquent la lyse de l’hôte, ce qui conduit à la
libération des virions dans le milieu. Chez les cellules animales, le mécanisme peut être le même,
mais on observe le plus souvent un phénomène de
bourgeonnement, à travers la membrane plasmique, qui est à l’origine des Virus à enveloppe ;
les protéines membranaires d’origine virale sont
mises en place à ce niveau grâce aux mécanismes
cellulaires habituellement utilisés pour ce type de
protéines (voir figures 15.9 et 15.12). En ce qui
concerne les Virus de Végétaux, il n’y a pas de sortie spontanée des virions, mais intervention des
mécanismes de blessure ou des Insectes.
Figure 15.9
Phénomène de bourgeonnement des virions
à travers la membrane plasmique
Cliché montrant la formation progressive du virion qui
se pince à partir de la membrane plasmique, après que la
nucléocapside se soit rapprochée de cette dernière. Le
schéma précise l’origine des protéines de l’enveloppe
virale, enchâssées dans la bicouche lipidique.
nucléocapside
cytoplasme
Protéine
de l’hôte
Libération
du virion
Protéine
virale
