15. A UX CONFINS DU MONDE VIVANT : VIROÏ DES, PLASMIDES ET VIRUS.L AQ UESTION DES PRIONS 455
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
cinq autres unités de structure, puisqu’elles sont
aux sommets du volume ; d’autres, de type hexagonal (les hexons) doivent s’associer avec six autres
unités, puisqu’elles constituent les faces planes. Il
y a donc 12 capsomères de type penton, constitués
de cinq sous-unités élémentaires identiques, et
240 de type hexon, formés de trois sous-unités
identiques. Sur chaque sommet est fixée une fine
fibre surmontée d’une particule globulaire.
2.2.3. V IRUS ENVELOPPÉS
Tous parasites de cellules animales, ces Virus
présentent une organisation plus complexe que
celle des précédents, dans la mesure où leur
nucléocapside est entourée d’une membrane classique, c’est-à-dire une bicouche phospholipidique
dans laquelle sont enchâssées des protéines transmembranaires typiques. Cette enveloppe a le plus
souvent pour origine la membrane plasmique de
la cellule-hôte dans laquelle le cycle de reproduction viral s’est déroulé, et dont elle dérive par un
processus de bourgeonnement ; trois exemples
classiques sont présentés ici.
• Le Virus de la grippe
Le virion, dont le diamètre est de 120 nm environ, porte une enveloppe hérissée d’épines (ou
spicules), visibles en microscopie électronique ; il
s’agit en fait de deux glycoprotéines transmembranaires : l’hémagglutinine et la neuraminidase,
dont la fonction sera présentée lors de l’étude du
cycle du Virus. Étroitement accolée sous la membrane, se trouve située une troisième protéine qui
représente la protéine la plus abondante du virion.
Dans la cavité limitée par l’enveloppe est située la
nucléocapside, constituée d’ARN et d’une protéine
capsidale qui l’entoure complètement. Cette
nucléocapside, très allongée et qui possède une
structure hélicoïdale voisine de celle du VMT, est
complètement entortillée au sein du virion. Par
électrophorèse, on a montré qu’elle contient 7 ou
8molécules d’ARN distinctes ; la cohésion de l’ensemble est assurée grâce à la gaine des protéines
capsidales. On trouve également sous l’enveloppe
plusieurs protéines minoritaires dont les fonctions
importantes seront décrites plus loin ; le virion
comprend, au total, une dizaine de chaînes polypeptidiques (voir figure 15.5).
Il existe trois groupes de virus de la grippe : A,
B et C. Les formes A sont responsables des épidémies touchant habituellement l’Homme ; elles
infectent aussi divers animaux sauvages ou
domestiques : le cheval, le porc, le phoque et de
nombreux oiseaux aquatiques, en particulier les
canards. La grippe touche régulièrement 5 à 15 %
de la population française, faisant plusieurs milliers
de morts par an. Les formes B et C, strictement
humaines, sont soit responsables d’épidémies
locales, soit impliquées dans des syndromes non
grippaux.
Tous ces virus ont des génomes segmentés (A et
B : 8 segments, C : 7), chaque molécule d’ARN (ou
chromosome) codant une ou deux protéines. A la
différence de certains virus, tels que ceux de la
rougeole ou des oreillons, génétiquement très
Figure 15.4
Les adénovirus
Les particules virales ont une structure icosaédrique,
bien visible sur le cliché du haut, obtenu en coloration
négative. L’organisation de la capside, présentée dans le
modèle moléculaire, montre sa structure à base de triangles équilatéraux formés ici de 12 hexons, et dont les
sommets portent chacun un penton (surlignés).
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