10. C ONVERSION DE L ' ÉNERGIE : MITOCHONDRIES ET CHLOROPLASTES.L ES P EROXYSOMES 295
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
lies telles que le gigantisme ; un jeûne prolongé
peut induire un changement d’orientation des
crêtes, qui deviennent longitudinales. Dans les cellules de levure, pendant la phase de culture exponentielle, toutes les mitochondries (on en compte
jusqu’à 50 pendant la phase stationnaire) se rassemblent en un ou deux «super-organites», des
mitochondries géantes dont la forme est très tortueuse et ramifiée. Un cycle semblable de fusion et
de fragmentation est décrit chez d’autres microorganismes ( Euglena, Chlamydomonas), mais il est
fonction de la phase du cycle cellulaire et non pas
de la vitesse de croissance.
Certaines cellules présentent un regroupement
des mitochondries en des endroits privilégiés, ce
qui témoigne d’une coopération fonctionnelle
orientée en général dans le sens d’une fourniture
maximale d’énergie. La contraction musculaire, le
battement des cils et des flagelles, le pompage des
métabolites à travers les membranes sont des processus gros consommateurs d’ATP, lequel est
fourni par les mitochondries. Dans les spermatozoïdes, la base du flagelle est entourée d’un manchon spiralé et serré de mitochondries dont le rôle
est évident ; dans les fibres musculaires, les myofibrilles sont littéralement enveloppées de mitochondries aux crêtes très serrées ; enfin, dans les
cellules des épithéliums absorbants (par exemple,
les cellules des tubules contournés proximaux des
reins), des mitochondries filamenteuses sont disposées perpendiculairement à la face basale, dans de
longues invaginations de la membrane plasmique
dont le rôle est de faciliter les échanges entre cytoplasme et milieu extérieur.
1.2.2. C HLOROPLASTES DES V ÉGÉTAUX SUPÉRIEURS
Leur ultrastructure a une organisation très voisine, dans son principe, de celle des mitochondries.
Ils sont entourés par une enveloppe constituée de
deux membranes de 6n m d’épaisseur, délimitant
un espace intermembranaire étroit de 10 à 15 nm.
L’intérieur du chloroplaste est constitué par le
stroma, à structure finement granuleuse, dans
lequel baignent des systèmes membranaires très
développés, orientés selon le grand axe de l’organite et constitués en fait de sacs clos aplatis appelés thylakoïdes. Certains de ces sacs constituent
des empilements réguliers d’une dizaine de disques
de 0,3 à 0,6 µ m de diamètre étroitement accolés les
uns aux autres ; on appelle ces structures des
grana (reconnaissables en microscopie photonique
sous forme de grains verts dans les chloroplastes).
Figure 10.5
Particularités ultrastructurales des mitochondries
(a) mitoribosomes de Tetrahymena ; (b) et (c) mitoribosomes (associés en polysomes) et ADNmt (sous la forme
de structures fibreuses diffuses) présents au sein de la
matrice mitochondriale chez la levure ; (d) particules
F0/F1 (ATP synthétases) ; des lambeaux de la membrane interne sont observés après coloration négative
(noter la richesse en particules pédicellées : 30 00/µ m
2
).
Clichés Labo. BC4 , Orsay (J. André et R. Charret).
a
c
b
d
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
lies telles que le gigantisme ; un jeûne prolongé
peut induire un changement d’orientation des
crêtes, qui deviennent longitudinales. Dans les cellules de levure, pendant la phase de culture exponentielle, toutes les mitochondries (on en compte
jusqu’à 50 pendant la phase stationnaire) se rassemblent en un ou deux «super-organites», des
mitochondries géantes dont la forme est très tortueuse et ramifiée. Un cycle semblable de fusion et
de fragmentation est décrit chez d’autres microorganismes ( Euglena, Chlamydomonas), mais il est
fonction de la phase du cycle cellulaire et non pas
de la vitesse de croissance.
Certaines cellules présentent un regroupement
des mitochondries en des endroits privilégiés, ce
qui témoigne d’une coopération fonctionnelle
orientée en général dans le sens d’une fourniture
maximale d’énergie. La contraction musculaire, le
battement des cils et des flagelles, le pompage des
métabolites à travers les membranes sont des processus gros consommateurs d’ATP, lequel est
fourni par les mitochondries. Dans les spermatozoïdes, la base du flagelle est entourée d’un manchon spiralé et serré de mitochondries dont le rôle
est évident ; dans les fibres musculaires, les myofibrilles sont littéralement enveloppées de mitochondries aux crêtes très serrées ; enfin, dans les
cellules des épithéliums absorbants (par exemple,
les cellules des tubules contournés proximaux des
reins), des mitochondries filamenteuses sont disposées perpendiculairement à la face basale, dans de
longues invaginations de la membrane plasmique
dont le rôle est de faciliter les échanges entre cytoplasme et milieu extérieur.
1.2.2. C HLOROPLASTES DES V ÉGÉTAUX SUPÉRIEURS
Leur ultrastructure a une organisation très voisine, dans son principe, de celle des mitochondries.
Ils sont entourés par une enveloppe constituée de
deux membranes de 6n m d’épaisseur, délimitant
un espace intermembranaire étroit de 10 à 15 nm.
L’intérieur du chloroplaste est constitué par le
stroma, à structure finement granuleuse, dans
lequel baignent des systèmes membranaires très
développés, orientés selon le grand axe de l’organite et constitués en fait de sacs clos aplatis appelés thylakoïdes. Certains de ces sacs constituent
des empilements réguliers d’une dizaine de disques
de 0,3 à 0,6 µ m de diamètre étroitement accolés les
uns aux autres ; on appelle ces structures des
grana (reconnaissables en microscopie photonique
sous forme de grains verts dans les chloroplastes).
Figure 10.5
Particularités ultrastructurales des mitochondries
(a) mitoribosomes de Tetrahymena ; (b) et (c) mitoribosomes (associés en polysomes) et ADNmt (sous la forme
de structures fibreuses diffuses) présents au sein de la
matrice mitochondriale chez la levure ; (d) particules
F0/F1 (ATP synthétases) ; des lambeaux de la membrane interne sont observés après coloration négative
(noter la richesse en particules pédicellées : 30 00/µ m
2
).
Clichés Labo. BC4 , Orsay (J. André et R. Charret).
a
c
b
d
