10. C ONVERSION DE L ' ÉNERGIE : MITOCHONDRIES ET CHLOROPLASTES.L ES P EROXYSOMES 293
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
non pigmentés, rencontrés dans des cellules sécrétrices d’essences ou de résines (chez le pin, par
exemple). Enfin, dans divers organes de réserve,
on décrit d’autres types de plastes spécialisés dans
l’accumulation de molécules variées : amyloplastes, oléoplastes et protéoplastes (voir
chapitre 7). Bien que d’aspect et de fonctions très
différentes, tous les plastes d’une même plante
appartiennent à la même famille et contiennent la
même information génétique.
Contrairement aux mitochondries, les chloroplastes montrent une grande diversité de couleurs,
de tailles, de formes ou d’organisations internes, en
fonction de l’origine spécifique du végétal. Chez les
Algues, en particulier, ils prennent des aspects très
curieux : cupulaires, étoilés, spiralés, annulaires,
lamellaires, réticulés… Leur nombre par cellule y
est aussi très variable, allant de un à plusieurs centaines ou milliers ; ils ne manifestent par contre
pas de spécialisation tissulaire, comme c’est les cas
chez les Végétaux supérieurs (voir figure 10.3).
1.2. Données ultrastructurales
1.2.1. M ITOCHONDRIES
L’ultrastructure des mitochondries (connue
depuis 1953) est caractérisée par l’existence de
deux membranes limitantes, représentant environ
40 % des membranes cellulaires dans un hépatocyte (voir figures 10.4, 9.2 et 9.25). La membrane
externe est uniforme et continue, d’épaisseur voisine de 7 nm ; la membrane interne en est séparée
par un espace intermembranaire large de 10 à
20 nm. L’épaisseur de cette dernière est de 5 à
6nm, ce qui témoigne d’une différence de composition chimique importante par rapport à la membrane externe. La membrane interne émet vers
l’intérieur de l’organite des replis serrés appelés
crêtes, dont l’intérieur est en continuité avec l’espace intermembranaire;sa surface est donc beaucoup plus étendue que celle de la membrane
externe (5 fois plus, dans un hépatocyte). Comme
on le verra plus loin, le nombre et la forme de ces
crêtes sont très variables selon les tissus. De façon
assez générale, celles-ci sont perpendiculaires au
grand axe de l’organite ; elles traversent parfois
celui-ci de part et d’autre, mais le plus souvent
elles ont une extrémité libre (crêtes lamellaires).
Chez les Protozoaires Ciliés, les crêtes sont toujours tubulaires (voir figure 7.14).
L’intérieur de la mitochondrie est appelé
matrice mitochondriale ; très concentrée et
d’aspect finement granuleux, on peut aussi y distinguer des structures figurées de taille importante. Ces inclusions sont les suivantes :
Figure 10.3
Diversité des chloroplastes observés chez quelques Algues vertes
(1) Chlamydomonas, (2) Cosmarium, (3) Spirogyra, (4) Zygnema, (5) Acrosiphonia, (6) Ulothrix, (7) Prasiola.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
non pigmentés, rencontrés dans des cellules sécrétrices d’essences ou de résines (chez le pin, par
exemple). Enfin, dans divers organes de réserve,
on décrit d’autres types de plastes spécialisés dans
l’accumulation de molécules variées : amyloplastes, oléoplastes et protéoplastes (voir
chapitre 7). Bien que d’aspect et de fonctions très
différentes, tous les plastes d’une même plante
appartiennent à la même famille et contiennent la
même information génétique.
Contrairement aux mitochondries, les chloroplastes montrent une grande diversité de couleurs,
de tailles, de formes ou d’organisations internes, en
fonction de l’origine spécifique du végétal. Chez les
Algues, en particulier, ils prennent des aspects très
curieux : cupulaires, étoilés, spiralés, annulaires,
lamellaires, réticulés… Leur nombre par cellule y
est aussi très variable, allant de un à plusieurs centaines ou milliers ; ils ne manifestent par contre
pas de spécialisation tissulaire, comme c’est les cas
chez les Végétaux supérieurs (voir figure 10.3).
1.2. Données ultrastructurales
1.2.1. M ITOCHONDRIES
L’ultrastructure des mitochondries (connue
depuis 1953) est caractérisée par l’existence de
deux membranes limitantes, représentant environ
40 % des membranes cellulaires dans un hépatocyte (voir figures 10.4, 9.2 et 9.25). La membrane
externe est uniforme et continue, d’épaisseur voisine de 7 nm ; la membrane interne en est séparée
par un espace intermembranaire large de 10 à
20 nm. L’épaisseur de cette dernière est de 5 à
6nm, ce qui témoigne d’une différence de composition chimique importante par rapport à la membrane externe. La membrane interne émet vers
l’intérieur de l’organite des replis serrés appelés
crêtes, dont l’intérieur est en continuité avec l’espace intermembranaire;sa surface est donc beaucoup plus étendue que celle de la membrane
externe (5 fois plus, dans un hépatocyte). Comme
on le verra plus loin, le nombre et la forme de ces
crêtes sont très variables selon les tissus. De façon
assez générale, celles-ci sont perpendiculaires au
grand axe de l’organite ; elles traversent parfois
celui-ci de part et d’autre, mais le plus souvent
elles ont une extrémité libre (crêtes lamellaires).
Chez les Protozoaires Ciliés, les crêtes sont toujours tubulaires (voir figure 7.14).
L’intérieur de la mitochondrie est appelé
matrice mitochondriale ; très concentrée et
d’aspect finement granuleux, on peut aussi y distinguer des structures figurées de taille importante. Ces inclusions sont les suivantes :
Figure 10.3
Diversité des chloroplastes observés chez quelques Algues vertes
(1) Chlamydomonas, (2) Cosmarium, (3) Spirogyra, (4) Zygnema, (5) Acrosiphonia, (6) Ulothrix, (7) Prasiola.
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