192 B IOLOGIE CELLULAIRE
Figure 7.18
Divers modes de formation
des lysosomes
chez les Animaux
Schéma récapitulant les principales voies qui conduisent
le matériel extra- ou intracellulaire vers les lysosomes. Les
hydrolases lysosomales, fabriquées au niveau du réticulum
endoplasmique rugueux, sont
enfermées dans de petites
vésicules golgiennes : lysosomes primaires. Celles-ci
fusionnent avec des vésicules
plus ou moins grosses qui ont
trois origines possibles : pinocytose, phagocytose et autophagie ; on obtient ensuite
des lysosomes secondaires.
exocytose
AUTOPHAGIE
HÉTÉROPHAGIE
phagocytose
phagosome
corps résiduel
pinocytose
autophagosome
réticulum endoplasmique
rugueux
vésicules de transport
des hydrolases
appareil
de Golgi
endosome
LYSOSOMES
mènes voisins sont décrits lors de la métamorphose
des Insectes (par exemple, l’involution des glandes
séricigènes chez le ver à soie). La figure 7.18 récapitule les principales voies conduisant aux lysosomes chez les cellules animales.
3.3.2. R ÔLES DANS LA DIGESTION EXTRACELLULAIRE
Il s’agit d’un phénomène moins fréquent que la
digestion intracellulaire, au cours duquel les
enzymes lysosomales sont émises par exocytose à
l’extérieur des cellules ; ceci a pour conséquence la
dégradation des composants situés à proximité
immédiate de ces dernières. On comprend donc
que l’ampleur de ce processus soit limitée chez les
organismes pluricellulaires, et réservée à certaines
situations exceptionnelles.
Chez les Champignons, qui sont des organismes
hétérotrophes osmotrophes, la nutrition implique
la dégradation des substrats extracellulaires au
moyen d’hydrolases lysosomales. Diverses protéases, cellulases, etc., sont sécrétées par les filaments mycéliens, et les molécules simples issues
de la digestion de la matière organique externe (le
plus souvent morte : saprophytisme) sont réabsorbées et utilisées pour le métabolisme.
Chez les Vertébrés, des phénomènes de résorption des matrices extracellulaires de divers tissus
sont liés à la sécrétion de protéases d’origine lysosomale. On peut citer les exemples classiques du
cartilage et de l’os, qui font l’objet d’un remaniement profond et contrôlé. Chez l’embryon, on a
montré in vitro que les chondrocytes (cellules du
cartilage) sécrètent des protéases (cathepsines) et
des hyaluronidases, qui digèrent la volumineuse
matrice extracellulaire, riche en protéoglycanes,
caractéristique de ce tissu (voir chapitre 14). Chez
l’adulte, les ostéoclastes sont des cellules géantes
plurinucléées qui détruisent la matrice organominérale des os, grâce à la sécrétion d’acide et
d’enzymes, au cours du remodelage permanent
qui caractérise ces derniers. Ici aussi, la phagocytose est un moyen pour ces cellules de se débarrasser des débris dont elles sont directement
responsables au cours de leur progression au sein
du «vieil os » (que les ostéoblastes remplaceront),
tout en leur permettant de se nourrir.
Il faut enfin signaler une structure originale,
d’origine lysosomale, présente chez de nombreux
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