La coupe géologique
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niveaux repères (niveaux compétents de préférence)
sélectionnés sur la coupe, positionnés à partir d’un point
fixe (pointe blanche, au NW de la coupe, fig. 7.5, d) audelà duquel on suppose qu’il n’y pas eu de déformation. Si
cette figure ne montre ni lacune ni recouvrement de terrain, la coupe initiale (fig. 7.5, c) est dite équilibrée. Il est
alors possible d’imaginer un chemin de déformation faisant
passer de l’état d à c.
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e
étape (fig. 7.5, e) : c’est une étape interprétative qui
permet d’imaginer un scénario tectonique plus complexe.
Dans l’exemple présenté ici on peut montrer qu’une partie
des failles correspond probablement à d’anciennes failles
normales (Fn), à fort pendage, dont la faille Fn3 aurait
le plus fort rejet. Lors de la phase de compression (au
Miocène terminal) le décollement de la couverture dans
le Trias (niveau rouge pale) – phénomène généralisé bien
connu dans l’ensemble du Jura – aurait réactivé la faille Fn1
(à pendage SE) et permis la formation d’un chevauchement
complexe avec rampe et palier néoformés (F1 et F2), à vergence NW. Les autres failles normales seraient simplement
déformées, redressées lors de la compression.
L’existence d’une préfracturation de la couverture mésozoïque par des failles normales nées ou cours de l’Oligocène
et sa réactivation lors de la compression Miocène terminal
est bien connue et décrite par de nombreux auteurs et
l’exemple présenté ici en est une bonne illustration.
Finition de la coupe géologique
Une fois le dessin des couches et des accidents tectoniques achevé,
il reste à réaliser sa finition.
➢
➢ Figurés
Un figuré représente la lithologie dominante d’une formation. Pour éviter des ambiguïtés d’interprétation ou des
figurés fantaisistes, il existe des figurés conventionnels dont
les principaux sont donnés dans l’encadré.
Les bancs calcaires et leur réseau de diaclases (fractures)
sont figurés par des moellons, que l’on peut faire varier
en les espaçant plus ou moins, en les dédoublant, etc. Les
argiles et les marnes se représentent par des tirets plus ou
moins longs, des vaguelettes, que l’on peut associer aux
moellons pour des calcaires marneux par exemple.
Les figurés seront aussi réguliers que possible, et suivre le
plissement des couches : les traits des moellons doivent être
perpendiculaires aux lignes du mur et du toit de la couche
(fig. 7.6).
Sauf si une formation est très épaisse, il est préférable de
ne pas la subdiviser dans son épaisseur, ce qui surcharge la
coupe. Sinon, les traits de subdivision doivent suivre le mur et
le toit de l’ensemble et être tracés plus finement que ceux­ci.
➢
➢ Titre
Au dessus ou au­dessous de la coupe, le titre doit permettre
de l’identifier clairement, même par vos petits­enfants :
Coupe sur la carte géologique de Carcassonne au 1/50 000, par
exemple.
➢
➢ Orientation
Aux extrémités de la coupe, son orientation sera indiquée
par des lettres (fig. 7.6), selon la rose des vents de la fig. 1.2.
➢
➢ Toponymie
Au­dessus de la coupe, donnez une toponymie (noms de
lieux, de cours d’eau, de sommets ou crêtes) assez détaillée,
les altitudes des points cotés, en repérant les lieux par des
traits de rappel.
➢
➢ Échelle
Près de la coupe, placez une échelle graphique (fig. 7.6) :
au­dessus d’un trait d’un centimètre, par exemple, notez :
500 m.
➢
➢ Jeu des failles
Pour mieux ressortir, les failles peuvent dépasser un peu audessus du profil topographique.
Des demi-flèches indiquent le sens de jeu des failles
(fig. 7.7). Pour les failles décrochantes, on utilise des symboles dérivés d’une flèche d’archer : un point dans un cercle
représente la pointe de la flèche (le compartiment) venant
vers l’observateur, une croix dans un cercle les plumes
de l’arrière de la flèche (le compartiment) s’éloignant de
l’observateur.
➢
➢ Colonne lithostratigraphique
À droite de la coupe et à la même hauteur, une colonne
lithostratigraphique de deux à quatre centimètres de large
permettra de reconnaître les terrains par leurs figurés et leurs
épaisseurs (voir les exemples sur les coupes du chapitre 9).
Le bord droit de la colonne pourra, par des saillants et des
rentrants des couches comme on en voit par exemple dans
des falaises, refléter la résistance des couches à l’érosion.
Cette résistance se déduit des relations que l’on observe
sur la carte entre les formes de relief et les changements de
terrains, ou de la lithologie indiquée dans la légende ou la
notice de la carte. À droite de la colonne, par des traits de
rappel disposés en éventail, on indiquera l’âge des terrains
par leur nom d’étage. Par rapport à une légende des terrains
donnée dans des cartouches rectangulaires, la colonne
lithostratigraphique est plus esthétique, plus réaliste car
elle reprend l’épaisseur des terrains et donc leur figuré à
l’échelle de la coupe.
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