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La biodiversité, c’est notre nature !
L’homme a assez de raisons objectives pour s’attacher à
la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en
définitive sauvée que par notre cœur. Elle ne sera préservée
que si l’homme lui manifeste un peu d’amour, simplement
parce qu’elle est belle et parce que nous avons besoin de
beauté, quelle que soit la forme à laquelle nous sommes
sensibles du fait de notre culture et de notre formation
intellectuelle. Car cela aussi fait partie intégrante de l’âme
humaine.
Jean Dorst, p. 453.
En définissant la biodiversité comme cela a été fait dans les chapitres
précédents, en s’appropriant cette façon écologique de voir la nature et
notre monde, on crée une rupture, un renversement radical par rapport à la
vision dominante qu’a imposée notre civilisation occidentale. Une
civilisation qui, pour notre bien, a sorti l’Homme de la nature, opposé celuici à celle-là. Philippe Descola
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, avec l’approche anthropologique qui
apporte à cette question son éclairage complémentaire mais essentiel (au
sens profond du mot), a prononcé de son côté l’effacement de cette rupture,
dans son Par-delà nature et culture. De fait, notre vision première est
écologiquement erronée, fautive même, puisqu’elle nous coupe de nos
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