dynamique intellectuelle et sociale que nous avons esquissée, des pas
décisifs ont fini par être franchis, à l’échelle de gouvernements et
d’organisations internationales, vers la mise en œuvre de politiques visant à
soutenir la biodiversité.
D’abord, de nombreux pays ont mis en place des stratégies nationales
pour la biodiversité. En France, la SNB a été adoptée en 2004 et, après le
Grenelle de l’environnement qui a stimulé débats et brassage d’idées, s’est
vue relancée en 2010.
En octobre 2010, la conférence internationale sur la diversité
biologique de Nagoya s’est conclue, dans la douleur mais avec finalement
une approbation unanime de la petite centaine de pays représentés, par des
acquis qui pourraient s’avérer majeurs (chat échaudé…).
La stratégie de Nagoya définit 5 grands objectifs stratégiques, déclinés
ensuite en 20 cibles concrètes à atteindre – 3 à l’horizon 2015, 17 à
l’horizon 2020 :
– Gérer les causes sous-jacentes de l’appauvrissement de la diversité
biologique par la prise en compte de la biodiversité dans l’ensemble des
politiques nationales.
– Réduire les pressions directes qui s’exercent sur la diversité
biologique et encourager les pratiques d’utilisation durable.
– Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les
écosystèmes, les espèces et leur diversité génétique – espèces sauvages et
domestiques.
– Renforcer les avantages retirés de la biodiversité et des services
écosystémiques, et favoriser leur partage pour tous.
– Renforcer la mise en œuvre des politiques définies ci-dessus par le
biais d’une planification participative, de la diffusion et le partage des
connaissances et du renforcement des capacités dans les pays du Sud.
Cet accord de Nagoya, que la France a qualifié d’historique, s’est
achevé par un acquis absolument majeur, avec la décision de création d’une
plate-forme intergouvernementale d’interface entre science et politique sur
la biodiversité et les services écosystémiques (l’IPBES) – dispositif
équivalant au GIEC pour le climat, dont la mise en place se jouera en cette
année 2012.
Est-ce à dire que la biodiversité serait enfin prise au sérieux ? Toujours
est-il que la proposition initialement formulée par la France, dans le cadre
décisifs ont fini par être franchis, à l’échelle de gouvernements et
d’organisations internationales, vers la mise en œuvre de politiques visant à
soutenir la biodiversité.
D’abord, de nombreux pays ont mis en place des stratégies nationales
pour la biodiversité. En France, la SNB a été adoptée en 2004 et, après le
Grenelle de l’environnement qui a stimulé débats et brassage d’idées, s’est
vue relancée en 2010.
En octobre 2010, la conférence internationale sur la diversité
biologique de Nagoya s’est conclue, dans la douleur mais avec finalement
une approbation unanime de la petite centaine de pays représentés, par des
acquis qui pourraient s’avérer majeurs (chat échaudé…).
La stratégie de Nagoya définit 5 grands objectifs stratégiques, déclinés
ensuite en 20 cibles concrètes à atteindre – 3 à l’horizon 2015, 17 à
l’horizon 2020 :
– Gérer les causes sous-jacentes de l’appauvrissement de la diversité
biologique par la prise en compte de la biodiversité dans l’ensemble des
politiques nationales.
– Réduire les pressions directes qui s’exercent sur la diversité
biologique et encourager les pratiques d’utilisation durable.
– Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les
écosystèmes, les espèces et leur diversité génétique – espèces sauvages et
domestiques.
– Renforcer les avantages retirés de la biodiversité et des services
écosystémiques, et favoriser leur partage pour tous.
– Renforcer la mise en œuvre des politiques définies ci-dessus par le
biais d’une planification participative, de la diffusion et le partage des
connaissances et du renforcement des capacités dans les pays du Sud.
Cet accord de Nagoya, que la France a qualifié d’historique, s’est
achevé par un acquis absolument majeur, avec la décision de création d’une
plate-forme intergouvernementale d’interface entre science et politique sur
la biodiversité et les services écosystémiques (l’IPBES) – dispositif
équivalant au GIEC pour le climat, dont la mise en place se jouera en cette
année 2012.
Est-ce à dire que la biodiversité serait enfin prise au sérieux ? Toujours
est-il que la proposition initialement formulée par la France, dans le cadre
