développent – restent difficiles à limiter. Mais la lutte pour sauver les
grands singes n’est pas encore perdue. Elle s’est même renforcée.
Dès le début des années 1970, avec le soutien du WWF – Organisation
mondiale de la conservation – et la Wildlife Conservation Society, de
nombreuses ONG se sont engagées dans la protection des grands singes.
Citons l’Institut Jane Goodall, créé en 1977, le Dian Fossey Gorilla Fund
International, créé l’année suivante, ainsi que l’Orangutan Foundation
International créée en 1986 – entre autres. En 2000 naît, sur cette toile de
fond, l’idée d’un projet pour la survie des Grands Singes (le GRASP), qui
s’appuie sur de véritables partenariats avec les gouvernements des pays
concernés. Il est dirigé conjointement par deux agences des Nations unies,
le PNUE (programme des Nations unies par l’environnement) et l’Unesco,
qui en assurent le secrétariat depuis 2003.
La gent batracienne aux abois
De tous les groupes d’organismes connus, l’un des plus, sinon le plus
menacé est celui des amphibiens, grenouilles, tritons et autres salamandres :
selon les spécialistes plus d’un tiers des espèces d’amphibiens de la planète
sont menacées d’extinction
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.
Ces « parents », sensiblement plus éloignés j’en conviens, sont de
sympathiques animaux qui vivent, à des degrés divers, entre la terre et
l’eau, et ont donc terriblement besoin de milieux aquatiques, ne serait-ce
que pour y pondre leurs œufs ou y déposer leurs têtards quand les œufs
bénéficient de soins particuliers : pondus dans des nids d’écume accrochés
dans la végétation qui surplombe une mare comme chez diverses rainettes
tropicales ; portés sur le dos du mâle chez les crapauds accoucheurs…
quand ce n’est pas dans la bouche, voire l’estomac comme chez ces
Rheobatrachus d’Australie dont on a inconsidérément précipité l’extinction
à la fin des années 1980. Quelle imagination, quelle inventivité chez ces
petits animaux, direz-vous. C’est ça la biodiversité. Et sur ce registre, pour
vous familiariser davantage avec ce monde extraordinaire des amphibiens,
sachez que certaines lignées ont même su s’affranchir complètement du
milieu aquatique – sinon de l’humidité (il n’y a pas de vie sans eau !). C’est
le cas, par exemple, de ces petits crapauds d’Afrique tropicale du genre
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