sols déjà mis en exploitation sera considérablement amélioré dans un
proche avenir. Il serait donc faux d’affirmer que la terre n’est pas capable
d’assurer l’alimentation de la population actuelle en dépit de rendements
encore insuffisants et d’une mauvaise distribution des produits de
consommation, consécutive à des facteurs politiques et économiques. Mais
quand la situation sera améliorée, que la faim de chacun pourra être apaisée
et que des conditions de vie décentes pourraient être garanties aux effectifs
humains actuels, la population mondiale aura déjà subi une nouvelle et
massive augmentation. Tout se passe comme si la quantité de nourriture et
celle des multiples produits que l’homme demande à la terre essayaient de
rattraper leur retard sur les effectifs de consommateurs, sans jamais y
parvenir. Les taux d’accroissement de l’une et de l’autre sont tels que peu
d’espoirs de parvenir à un équilibre véritable sont actuellement permis en
pratique, sans pour cela épouser les idées malthusianistes.
Quand la révolution industrielle a déterminé en Europe un
accroissement subit des populations de cette partie du monde, une large
fraction des richesses mondiales était encore intacte. Ces réserves ont
permis à la civilisation occidentale de surmonter sa crise de croissance, de
franchir un palier difficile, et de se stabiliser à un niveau nettement
supérieur. Les circonstances sont malheureusement tout autres maintenant,
car il ne s’agit plus seulement d’une fraction, mais de l’ensemble de la
planète. Chacun de nos contemporains, averti par la presse, la radio, le
cinéma, a le désir sans aucun doute légitime d’atteindre un standard de vie
comparable à celui des plus évolués et des privilégiés. Mais une partie
importante du monde est malheureusement dans un état de misère totale,
sur des terres érodées, mal exploitées, peuplées par des communautés dont
les taux de natalité se rangent parmi les plus élevés. Si l’ensemble de
l’humanité s’interroge sur son devenir, peu ont conscience de l’immense
péril que fait courir la surpopulation. Il semble que nous n’ayons pas encore
réussi à nous libérer des terribles complexes de solitude qui devaient
assaillir nos lointains ancêtres de la préhistoire. Au Moyen Âge, l’homme
devait se sentir seul, et sa race semblait à la merci d’un cataclysme
imprévisible. Les taux de mortalité infantile étaient très élevés. Les
épidémies faisaient des ravages parmi les peuples d’Occident. Les grandes
famines ont causé la perte de dizaines de millions d’humains en ExtrêmeOrient. Il fallait donc de nombreux enfants, car on savait que beaucoup
proche avenir. Il serait donc faux d’affirmer que la terre n’est pas capable
d’assurer l’alimentation de la population actuelle en dépit de rendements
encore insuffisants et d’une mauvaise distribution des produits de
consommation, consécutive à des facteurs politiques et économiques. Mais
quand la situation sera améliorée, que la faim de chacun pourra être apaisée
et que des conditions de vie décentes pourraient être garanties aux effectifs
humains actuels, la population mondiale aura déjà subi une nouvelle et
massive augmentation. Tout se passe comme si la quantité de nourriture et
celle des multiples produits que l’homme demande à la terre essayaient de
rattraper leur retard sur les effectifs de consommateurs, sans jamais y
parvenir. Les taux d’accroissement de l’une et de l’autre sont tels que peu
d’espoirs de parvenir à un équilibre véritable sont actuellement permis en
pratique, sans pour cela épouser les idées malthusianistes.
Quand la révolution industrielle a déterminé en Europe un
accroissement subit des populations de cette partie du monde, une large
fraction des richesses mondiales était encore intacte. Ces réserves ont
permis à la civilisation occidentale de surmonter sa crise de croissance, de
franchir un palier difficile, et de se stabiliser à un niveau nettement
supérieur. Les circonstances sont malheureusement tout autres maintenant,
car il ne s’agit plus seulement d’une fraction, mais de l’ensemble de la
planète. Chacun de nos contemporains, averti par la presse, la radio, le
cinéma, a le désir sans aucun doute légitime d’atteindre un standard de vie
comparable à celui des plus évolués et des privilégiés. Mais une partie
importante du monde est malheureusement dans un état de misère totale,
sur des terres érodées, mal exploitées, peuplées par des communautés dont
les taux de natalité se rangent parmi les plus élevés. Si l’ensemble de
l’humanité s’interroge sur son devenir, peu ont conscience de l’immense
péril que fait courir la surpopulation. Il semble que nous n’ayons pas encore
réussi à nous libérer des terribles complexes de solitude qui devaient
assaillir nos lointains ancêtres de la préhistoire. Au Moyen Âge, l’homme
devait se sentir seul, et sa race semblait à la merci d’un cataclysme
imprévisible. Les taux de mortalité infantile étaient très élevés. Les
épidémies faisaient des ravages parmi les peuples d’Occident. Les grandes
famines ont causé la perte de dizaines de millions d’humains en ExtrêmeOrient. Il fallait donc de nombreux enfants, car on savait que beaucoup
