Cela n’irait sans doute pas sans de nombreuses difficultés. Tout
d’abord il ne faut pas oublier que si l’homme s’est cantonné jusqu’à présent
à quelques espèces, des raisons biologiques et pratiques ont présidé à ce
choix, les populations étant particulièrement importantes et leur pêche
présentant des facilités exceptionnelles. Il faudrait donc étudier de
nouveaux engins et modifier les techniques de pêche en fonction de la
biologie des espèces. De plus il faudrait faire l’éducation des
consommateurs ; même dans des pays hautement évolués, de nombreuses
barrières « psychologiques » empêchent la consommation de poissons
auxquels le public n’est pas habitué. L’humanité devra cependant vaincre
ces préjugés, le plus souvent sans fondement, si elle veut assurer sa
subsistance. Ces poissons pourraient ne pas entrer directement dans le
régime alimentaire de l’homme, mais servir à la fabrication de farines pour
l’alimentation du bétail, comme cela se fait déjà pour un tiers des captures
mondiales. Cela constitue cependant un énorme gaspillage, car l’animal
domestique ne restitue qu’une faible part des protéines qu’il a ingérées. Il
est navrant de constater que certains pays souffrant de carences
alimentaires, comme le Pérou, pêchent pour fournir des surplus de luxe à
des pays riches !
Rappelons enfin que certains ont préconisé l’exploitation directe du
plancton. Sur le plan écologique, cela aurait pour effet de supprimer de
nombreux stades intermédiaires dans les chaînes alimentaires ; il en
résulterait un meilleur rendement : il faut au moins 10 kg de plancton pour
faire 1 kg de poisson ; dans la mer du Nord 2 millions de tonnes de Harengs
équivalent à 50-60 millions de tonnes de plancton. Au lieu de passer par
l’intermédiaire des poissons de surface (Hareng, Sardine), l’homme
consommerait ainsi directement, sous une forme à trouver, la nourriture
planctonique de ceux-ci, d’où un meilleur rendement énergétique. Aussi
tentante que soit à première vue cette solution, de nombreux problèmes se
présentent immédiatement, en raison de la difficulté de collecter ces
animaux et végétaux microscopiques en suspension dans l’eau. La
consommation directe du plancton par l’homme est un rêve, et ce n’est pas
demain que l’homme se substituera aux poissons de surface dans les
chaînes alimentaires marines.
La mer conserve encore à l’heure actuelle sa haute productivité, et est
même capable de régénérer assez rapidement les effectifs des animaux que
d’abord il ne faut pas oublier que si l’homme s’est cantonné jusqu’à présent
à quelques espèces, des raisons biologiques et pratiques ont présidé à ce
choix, les populations étant particulièrement importantes et leur pêche
présentant des facilités exceptionnelles. Il faudrait donc étudier de
nouveaux engins et modifier les techniques de pêche en fonction de la
biologie des espèces. De plus il faudrait faire l’éducation des
consommateurs ; même dans des pays hautement évolués, de nombreuses
barrières « psychologiques » empêchent la consommation de poissons
auxquels le public n’est pas habitué. L’humanité devra cependant vaincre
ces préjugés, le plus souvent sans fondement, si elle veut assurer sa
subsistance. Ces poissons pourraient ne pas entrer directement dans le
régime alimentaire de l’homme, mais servir à la fabrication de farines pour
l’alimentation du bétail, comme cela se fait déjà pour un tiers des captures
mondiales. Cela constitue cependant un énorme gaspillage, car l’animal
domestique ne restitue qu’une faible part des protéines qu’il a ingérées. Il
est navrant de constater que certains pays souffrant de carences
alimentaires, comme le Pérou, pêchent pour fournir des surplus de luxe à
des pays riches !
Rappelons enfin que certains ont préconisé l’exploitation directe du
plancton. Sur le plan écologique, cela aurait pour effet de supprimer de
nombreux stades intermédiaires dans les chaînes alimentaires ; il en
résulterait un meilleur rendement : il faut au moins 10 kg de plancton pour
faire 1 kg de poisson ; dans la mer du Nord 2 millions de tonnes de Harengs
équivalent à 50-60 millions de tonnes de plancton. Au lieu de passer par
l’intermédiaire des poissons de surface (Hareng, Sardine), l’homme
consommerait ainsi directement, sous une forme à trouver, la nourriture
planctonique de ceux-ci, d’où un meilleur rendement énergétique. Aussi
tentante que soit à première vue cette solution, de nombreux problèmes se
présentent immédiatement, en raison de la difficulté de collecter ces
animaux et végétaux microscopiques en suspension dans l’eau. La
consommation directe du plancton par l’homme est un rêve, et ce n’est pas
demain que l’homme se substituera aux poissons de surface dans les
chaînes alimentaires marines.
La mer conserve encore à l’heure actuelle sa haute productivité, et est
même capable de régénérer assez rapidement les effectifs des animaux que
