L’une des premières vise à la réglementation du maillage des filets, de
manière que les poissons d’une taille inférieure puissent s’échapper. Cela
pose évidemment un grand nombre de problèmes techniques, dus aux
caractéristiques des filets et aux tailles des poissons en cause
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.
Par ailleurs on s’est employé à limiter les périodes d’ouverture de la
pêche, à constituer des réserves où les populations de poissons peuvent se
reconstituer et à délimiter des secteurs exploités par rotation de manière à
assurer aux poissons qui s’y trouvent le temps d’atteindre leur taille
optimale.
L’ensemble de ces mesures repose sur une connaissance précise de
l’écologie et de la dynamique des populations de poissons exploitées. Ces
exigences font qu’à travers le monde ont été créés des laboratoires
océanographiques de recherches pures ou appliquées, dont les activités sont
tournées uniquement vers cette étude.
D’autres problèmes sont d’ordre juridique. La haute mer au-delà de la
limite des eaux territoriales échappe en effet aux juridictions nationales ; la
réglementation de son exploitation met donc en jeu des règles très délicates
de droit international. Un effort de compréhension a été fait par toutes les
nations et s’est concrétisé par la signature d’une série de conventions du
plus haut intérêt. Les hautes parties contractantes s’engagent à prendre des
mesures visant les unes à favoriser l’accroissement des populations de
poissons (par exemple interdiction de pêche dans le temps et dans l’espace,
contingents des captures), les autres à limiter les prélèvements afin
d’assurer le rendement optimal de pêche (par exemple interdiction de
certains engins, maillage des chaluts, fixation des tailles marchandes).
La première convention internationale, relative à la pêche en mer du
Nord, a été signée le 6 mai 1882. Depuis cette date on compte environ 150
accords bilatéraux, une dizaine d’accords régionaux et un plus petit nombre
d’accords portant sur une espèce de poisson déterminée, avec parfois
combinaison de ces deux données. On compte une douzaine de « grandes »
conventions, intéressant 42 États (Gros, 1960).
Les conventions qui réglementent la pêche dans la mer du Nord et
dans le nord-est de l’Atlantique figurent parmi les plus importantes du fait
que de multiples nations y envoient leurs flottes et que ces mers constituent
des terrains de pêche très anciennement exploités, d’un exceptionnel intérêt
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